La Relieuse d'Oxford

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Date de parution 26 sept. 2024 | Archivage 10 janv. 2025

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Résumé

Oxford, 1914. Peggy, relieuse aux Presses de l’Université, a toujours entendu dire que son métier ne consistait qu’à relier les livres, et non à les lire. C’est un crève-cœur pour cette amoureuse des mots, mais elle a besoin de cet emploi pour subvenir à ses besoins et ceux de sa sœur jumelle, Maude.

Alors que la guerre vide le pays de ses hommes valides, elle rapproche les femmes dont le labeur devient essentiel à l’avenir de l’Angleterre. Ce mouvement de solidarité entre travailleuses de tous âges et de toutes conditions insuffle à Peggy une énergie nouvelle.

L’arrivée à Oxford de réfugiés belges fuyant les bombardements allemands va finir de bouleverser son quotidien.

La guerre, la sororité et l’amour lui laissent entrevoir la possibilité d’un autre destin…

Oxford, 1914. Peggy, relieuse aux Presses de l’Université, a toujours entendu dire que son métier ne consistait qu’à relier les livres, et non à les lire. C’est un crève-cœur pour cette amoureuse des...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782265157194
PRIX 22,90 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

J'avais beaucoup aimé le précédent ouvrage de Pip Williams et si je m'attendais à un univers similaire, je ne m'étais pas préparée à ce que ce soit le même et donc à ce que l'on retrouve des personnages issus de la Collectionneuse des Mots Oubliés.

J'ai retrouvé avec plaisir la plume de Pip Williams, qui sous-entend plus qu'elle n'explique, et décrit avec une infinie poésie et autant de délicatesse la vie quotidienne et les aspirations de Peggy, jeune relieuse qui rêverait de lire les livres au lieu de les relier et se sent prisonnière de sa condition et de sa responsabilité vis à vis de sa soeur autiste.

Les personnages sont vivants, émouvants et quand la souffrance affleure, elle est toujours abordée sincèrement. Retrouver certains personnages de l'opus précédent, tout en sachant qu'ils n'allaient pas survivre à l'ouvrage m'a fait de la peine, ou plutôt, m'a plongée dans une certaine mélancolie, de tristesse vague, laquelle semble suivre les pas de l'héroïne.

Dans ce roman, Pip Williams s'est beaucoup plus attachée à parler de la guerre et des traces qu'elle a laissé sur les hommes revenus du front, parfois amputés, souvent, sinon toujours diminués. Comme dans La Collectionneuse des Mots Oubliés, certains choix dans le déroulé de l'histoire ne correspondait pas à ce que j'aurais pu souhaiter, mais ils sont dans l'esprit d'un auteur qui veut transmettre un vent de liberté pour les femmes. Les suffragettes, la liberté de parole, le droit de vote et de choisir sont des sujets récurrents de l'ouvrage. Peggy doit faire certains choix. C'était courageux de la part de l'auteur de les mettre en lumière et de ne pas choisir la facilité.

Merci à Fleuves Editions et NetGalley d'avoir mis cet ouvrage à ma disposition, je suis ravie d'avoir pu me replonger dans l'approche narrative si délicate de Pip Williams.

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Amoureux des livres : vous êtes au bon endroit. Vous entrez dans le monde de la reliure et de la fabrication du livre, dans les années vingt (du siècle précédent). L'auteure, Pip WILLIAMS, ne manque pas de connaissances pour nous introduire dans cet univers tout nouveau pour moi. Vous l'avouerez, ce décor et ce contexte sont assez extra ordinaires pour attirer toute notre attention...

En parallèle, la première guerre mondiale éclate. Les troupes sont formées. L'Angleterre change d'atmosphère : d'un climat joyeux, l'atmosphère devient pesante.

Nous suivons l'aventure de Peggy et de sa sœur jumelle Maude. Maude est différente. Peggy lui voue sa vie, toute son attention et sa protection jusqu'à ce qu'elles trouvent un nouveau chemin pour elles.

Ce roman est sans conteste un roman complet et fort bien construit. Il est documenté jusqu'à la précision ultime aussi bien dans l'environnement, que dans les techniques, la guerre, le monde médical, les séquelles et les traumatismes et dans l'univers littéraire : les parutions et les rééditions de cette époque, les auteurs en vogue, les extraits de manuscrits. Tout est méticuleusement incorporé dans l'aventure de Peggy. Cela donne une histoire hors norme, incomparable, remarquable, splendide, détaillée.

Il m'a fallu du temps pour arriver jusqu'à la dernière page, mon quotidien entravant plus que nécessaire ma lecture et mon immersion dans ce livre. J'ai rarement lu un récit aussi précis et aussi scrupuleusement bâti. Je ne suis pas prête d'oublier cette auteure et sa remarquable plume. Il m'aurait fallu davantage de rythme dans ma lecture pour atteindre le coup de coeur. Mais les palpitations sont bien présentes... et j'en suis enchantée. Une très belle découverte littéraire.

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#LaRelieusedOxford #NetGalleyFrance
Avant tout merci à @fleuveditions et à @netgalleyfrance pour m'avoir permis de lire ce livre.
Pip Williams m'avait enchantée avec la collectionneuse de mots oubliés, et là elle récidive. Ce second livre n'est pas un tome 2. Il est vrai que la temporalité et le lieu sont les mêmes, mais le sujet est différent. Toutefois, pour ceux qui ont lu son premier livre un clin d'œil existe.
Le premier livre était pour ne pas oublier certains mots, notamment ceux des femmes. Ce second livre est à l'image de son titre, il désire relier, unir, comme le travail des relieuses d'Oxford. Le discours féministe est toujours présent, et la volonté d'étudier son axe central.
Un grand travail de recherche est à souligner sur ce métier au début du 20 ème siècle.
Nous avons Peggy et Maude deux sœurs jumelles d'une vingtaine d'années, qui travaillent aux Presses de Oxford, elles sont relieuses. Même si elles sont semblables physiquement, elles sont bien différentes. Maude a la candeur d'une enfant, et Peggy se sent responsable de sa sœur depuis le décès de leur mère, mais cette responsabilité parfois lui pèse. Elle se sent enchaînée, elle qui aurait voulu vivre autrement.
Une superbe peinture de société du début du vingtième siècle entre le monde ouvrier et les étudiants nantis d'Oxford.
La guerre va unir un peu ces deux mondes, face aux atrocités.
Un roman intense, entre les tabliers des relieuses et les toges des étudiantes, un combat de femmes, et un combat de classes.
Un style fluide, beaucoup de sensibilité, et un grand amour des livres.
Une composition originale justement en utilisant les livres majeurs que les presses d'Oxford ont relié.

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Je découvre la plume de l'auteure à travers ce second roman que je peux déjà qualifier de passionnant : d'une richesse dans les thèmes abordés, les personnages, les détails.

Peggy et Maude, jumelles d'environ vingt ans, travaillent toutes deux en tant que relieuses aux Presses de l'université d'Oxford. Peggy se doit de veiller sur sa sœur, un peu différente, depuis que leur mère est décédée. Quand Peggy rêve d'étudier à Somerville, Maude fait des pliages.

Mais quand la première guerre mondiale éclate, c'est toute la population qui est touchée, c'est toute une ville à faire tourner sans les hommes.
Pip Williams nous décrit magistralement le rôle de la femme, ou plutôt les rôles, dans ce contexte historique très bien décrit.
Elles deviennent, bénévoles dans les hôpitaux, VAD, elles prennent le rôle des hommes parfois dans les usines, elles rêvent de faire des études, de droit de vote.
Certaines attendent le retour de leur mari, de leur fils, de leur frère.

Les personnages tant principaux que secondaires, très nombreux, ont des personnalités très travaillées, complexes, rien n'est survolé, tout est juste.

L'auteure aborde une multitude de thèmes , tels que la guerre, les études, les droits des femmes, le handicap.

J'ai passé un très bon moment avec ce second roman de Pip Williams et je vais rapidement me procurer son premier roman.

Note : 18/20

Je remercie les éditions Fleuve de m'avoir envoyé ce roman via Netgalley.

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Peggy travaille comme relieuse pour les Presses de l'université. Elle prend également soin de sa sœur Maude, qui est particulière. La relieuse rêve de poursuivre ses études à Sommerville et de décrocher son diplôme. L'histoire se déroule dans une Angleterre en proie à la Première Guerre mondiale, créant une atmosphère unique. Suivre Peg dans son quotidien de relieuse a été captivant. Ce roman nous révèle les dessous de la création des livres. La vie de Peg oscille entre son métier et son engagement bénévole, plongeant le lecteur au cœur du conflit. L'intrigue est captivante et les personnages sont attachants, avec une évolution marquée tout au long du récit. Les références au roman précédent de l'auteure, 'La collectionneuse de mots oubliés', ont été particulièrement appréciées. Le style d'écriture est très agréable, rendant la lecture de cette auteure très plaisante.
Une expérience de lecture véritablement agréable !

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Une riche exploration de la vie, des relations et des ambitions d’une femme dans l’Angleterre du début du XXe siècle.

Angleterre, 1914. Peggy est relieuse aux Presses de l’Université, tout comme sa mère, Ma, et sa sœur jumelle, Maude. Nous nous retrouvons dans l’ambiance du précédent roman de l’auteure, « La collectionneuse de mots oubliés ». « La relieuse d’Oxford » n’en est pas une suite à proprement parler, je dirai qu’ils sont complémentaires. Le premier se déroule du côté de la création et de la rédaction d’un dictionnaire, le second est axé côté production d’un livre. Le dictionnaire du premier a été imprimé et relié par les Presses.

A la suite de la mort de sa mère, Peggy a du tirer un trait sur son rêve d’étudier à l’université d’Oxford afin de s’occuper de Maude, née différente (elle ne peut se débrouiller seule, on peut dire qu’elle est neurotypique). Toutes deux vivent modestement sur une péniche et travaillent comme relieuses. Amoureuse des livres, Peggy collectionne les ouvrages rejetés par les Presses et destinés au pilon. Elle les accumule sur leur bateau, prenant plaisir à prendre enfin le temps de lire.

Le processus de reliure et la réalisation d’un livre n’auront plus de secrets pour vous ! J’ai trouvé ces passages terriblement passionnants. L’occasion de découvrir les dessous du métier et de l’organisation du travail, très sexiste : les hommes effectuent le travail visible, noble, gratifiant (ils composent les caractères, font fonctionner les presses et fixent les couvertures), tandis que les femmes plient, assemblent, cousent.

« J’ai approché le livre de mes narines : arôme de cuir propre et parfum d’encre et de colle qui s’estompait déjà. Je ne m’en lassais jamais. C’était l’odeur fraîche d’une nouvelle idée, d’une vieille histoire, d’une rime troublante. Consciente qu’elle mettrait moins d’un mois à s’évanouir, j’inhalais profondément, comme si je pouvais absorber tout ce qui était imprimé sur les pages du livre. »

La Première Guerre Mondiale éclate et la ville devient terre d’accueil pour les Belges. Lotte et Bastiaan viendront enrichir la liste des personnages gravitant autour des sœurs. Peggy se révèle fougueuse, intelligente et motivée. Elle n’accepte pas du tout sa place dans la vie et se retrouve partagée entre l’espoir et le rêve d’être reconnue pour son intelligence et d’être plus qu’une relieuse.

Maude est un personnage féerique, ses doigts toujours occupés à plier même pendant son temps libre, sa conversation est une répétition des phrases des autres. Lotte, une réfugiée belge accablée de chagrin qui les rejoint aux Presses, bouleverse la relation de Peggy et de Maude.

Peggy se porte volontaire pour faire la lecture à des soldats blessés. Elle rencontre Gwen, étudiante de la classe supérieure trouvant le monde de Peggy fascinant. Il y a aussi Rosie, dont le fils, Jack, part à la guerre, comme tant d’hommes des Presses. Sans oublier Bastiaan, qui revient de très loin, puisque c’est un soldat grièvement blessé au front.

À travers les yeux et les récits de chaque personnage, une perspective différente du récit est offerte. AU cours de cette guerre sans fin, les femmes ne se contentent pas de jouer le rôle traditionnel d’infirmière ou de mère en deuil, mais participent pleinement à la vie de la société. Certaines sont en première ligne pour s’occuper des soldats blessés, d’autres dirigent les usines.

Pip aborde des thèmes riches, les classes sociales, la place des femmes dans la société, le droit de vote, le handicap. Mais aussi la guerre, que nous suivons de près, grâce notamment aux lettres écrites par Tilda, l’amie de Ma, infirmière du détachement d’aide volontaire (VAD). Tilda ne cache rien de l’horrible réalité de la vie dans un hôpital de campagne. En arrière-plan, une autre bataille se déroule : celle pour les droits des femmes et le droit de vote. Cela laisse Peggy assez amère. De part sa condition sociale, il y a très peu de chance qu’elle obtienne un jour le droit de voter.

Pip a la capacité à capturer les histoires des femmes à travers l’Histoire. Elle nous montre comment la Première Guerre Mondiale a transformé la vie des femmes. Bien que « La relieuse d’Oxford » soit une œuvre de fiction, il est impeccablement documenté et s’appuie sur la réalité historique, ce qui en fait une très belle expérience littéraire.

L’intrigue est relativement lente mais bigrement réaliste et, surtout, toujours convaincante. La plume de Pip est fluide, descriptive, riche.

Je vous recommande la lecture de « La relieuse d’Oxford » si vous vous intéressez à la genèse d’un livre, bien sûr, mais également à la socio-économie de la Première Guerre mondiale et à son traitement des femmes.

« «J’ai l’impression que cet exemplaire a été fort mal traité.» Elle m’a montré une page où quelqu’un avait écrit dans la marge. «Les gens qui lisent les livres ne pensent pas toujours aux efforts nécessaires pour les relier ni au coût que peut représenter leur remplacement.» »

Je remercie NetGalley et les Éditions Fleuve pour cette lecture.

#LarelieusedOxford #PipWilliams #Fleuve

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J'ai sollicité ce roman parce que j'avais lu l'autre livre de Pip Williams que j'avais bien apprécié.
J'ai davantage aimé celui-ci. Le contexte historique y est pour quelque chose. Nous sommes en 1914, la guerre est imminente. Peggy et sa soeur jumelle, Maude sont relieuses aux Presses, juste en face de l’université pour femmes, Peggy en rêve, mais elle est pauvre et ne peut pas y entrer. La guerre changera le cours de sa vie. Elle fera des rencontres décisives qui lui permettront de changer son destin.
Malgré un début un peu poussif, on entre ensuite dans le récit pour ne plus le lâcher. Le rythme est doux mais pas ennuyeux, il nous berce et nous entraine dans les moments de vie de l'héroïne et de son entourage.
Cependant, je n'ai guère apprécié la personnage principale, que j'ai trouvé trop centrée sur elle-même, je lui ai préféré sa soeur ou d'autres personnages, plus justes.
Ce fut une agréable lecture.

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Un roman historique immersif qui nous plonge dans le quotidien d'Oxford pendant la Première Guerre mondiale à travers le parcours de Peggy, une relieuse passionnée de livres. L'auteure explore des thèmes tels que les classes sociales, l'émancipation féminine et les bouleversements causés par la guerre. J'ai vraiment apprécié la richesse des détails historiques et la profondeur des personnages. Un récit poignant et bien documenté qui célèbre la résilience et l'intelligence des femmes. Un vrai coup de coeur (et une mention spéciale pour la jolie couverture 😍

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Je dois vous avouer que ce roman est longtemps resté ouvert à côté de moi, sans que je puisse me résoudre à en avancer sérieusement la lecture. Aujourd'hui, j'en ai lu les dernières pages et je suis heureuse d'avoir persévéré... C'est un beau roman historique avec une multitude de détails sur la conception d'un livre, de son impression jusqu'à l'élaboration de sa couverture, qui a su éveiller ma curiosité à un moment où la fatigue me faisait mettre la lecture complètement de côté.

Peggy, le personnage principal, est relieuse aux Presses d'Oxford comme sa mère l'a été avant elle et, dans la logique des choses, comme ses enfants le seront après elle. Elle plie des pages aux côtés de sa soeur jumelle, Maud, dans un atelier réservé aux femmes. Cependant, la première guerre mondiale chamboule tout et, si elle mène bien des jeunes gens au front, permet également une ascension sociale des femmes en Angleterre. Pegs mettra du temps mais elle saura saisir sa chance et investir les couloirs de Sommerville, l'université des femmes... de là à obtenir le droit de vote, il n'y a plus qu'un pas !

Une formidable histoire de la place des femmes dans une Angleterre en guerre, à une époque où leurs droits étaient encore bien réduits.

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Très chouette récit sur fond de première guerre mondiale. Les hommes sont partis combattre et les femmes participent à l’effort de guerre (thème cher aux britanniques largement illustré également dans les romans sur la seconde guerre mondiale) en reprenant les activités dans les différents domaines d’activité ainsi que dans la prise en charge du soin des blessés et des déplacés de guerre.

La vie quotidienne s’organise et l’auteur la contextualise autour de questions féministes : le mouvement des suffragettes et le droit de votes des femmes, le droit de faire des études et d’accéder aux bibliothèques universitaires, (le texte de Virginia Woolf, dans la traduction de Marie Darrieussecq : un lieu à soi, permet une bonne mise en perspective de ces questions), l’accès aux métiers les moins rémunérés, la non-reconnaissance de cet « effort de guerre » des femmes. Mais également sociales : la question de l’ascension sociale, le fait que certains droits sont envisageables pour les femmes des classes supérieures mais pas pour celles issues des couches populaires, l’illustration que les uns crèvent la faim lorsque d’autres vont au salon de thé avec scones et … beurre, la solidarité dans la misère mais également le rejet de l’autre.

Des portraits de femmes fortes, avec des nuances psychologiques, des faiblesses, des craintes, des incertitudes et surtout des convictions ancrées, permettant de faire des choix personnels forts et peu conformistes (encore aujourd’hui), comme par exemple privilégier ses aspirations personnelles plutôt que le mariage (fut-il d’amour) qui les sacrifieraient.

Un texte riche mettant en scène une galerie de personnages complexes aux relations et aux problématiques nuancées ; la ténacité pleine d’hésitations et de doutes de Peggy ; l’assurance tranquille de Maude, sa soeur supposément fragile. Un texte mettant à l’honneur la littérature classique anglaise et le vocabulaire de l’imprimerie. Accessoirement, j’ai trouvé jolie cette idée de « jardin de rive » où les personnages vivant dans des péniches se retrouvent.

Le contexte historique est richement documenté sans pour autant être didactique, la note en fin d’ouvrage en éclaire les différents éléments et répond à ma curiosité sur les peintures d’Iso.(Iso Rae, peintre australienne)

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Ce roman de Pip Williams est un roman profondément immersif qui nous plonge dans le coeur battant d'Oxford pendant la Première Guerre mondiale. À travers le parcours de Peggy, relieuse aux Presses universitaires, l'auteure mêle adroitement histoire, aspirations personnelles, et luttes de classe, créant un récit aussi riche que poignant sur l'émancipation féminine et les bouleversements qu'apporte la guerre.
Dans le décor feutré et méticuleux des ateliers de reliure, où les femmes manipulent papier et encre pour préserver les écrits destinés aux générations futures, Peggy se débat entre la stabilité de son métier et ses rêves de liberté. Elle aime lire, à soif de savoir et voudrait étudier, en face, dans l'Université, côté "Toge". Mais elle est "Ville" et ces deux milieux ne se mélangent pas, comme l'huile et l'eau. Et puis, sa jumelle, Maude, a besoin d'elle, surtout depuis le décès de Ma, leur mère.
Mais avec la guerre et l'arrivée de réfugiés belges bouleversent l'équilibre de la petite communauté d'Oxford, donnant une profondeur inattendue aux relations de Peggy. Au fil de ses rencontres, elle découvre de nouveaux horizons, tant amoureux qu'amicaux, mais se confronte aussi à des dilemmes déchirants. Chacun de ses choix semble incarner cette tension propre à l'époque : le désir d'avancer malgré les traumatismes d'une société en guerre.
J'ai retrouvé avec plaisir la plume et le style de Pip William, que j'avais découvert avec la Collectionneuse de Mots Oubliés (d'ailleurs, il y a quelques clins d'oeil à ce roman). J'ai trouvé remarquable comme tous les bouleversements sociaux de l'époque sont peints. On est transporté dans cet Oxford et chaque page tournée semble porter le poids de la Grande Guerre. C'est fort, c'est émouvant, on ressent les différents traumatismes subis par toute personne revenue du front, homme ou femme, combattant, infirmière ou réfugié. Et d'autant plus poignant, que pour une fois, on parle aussi de ces femmes qui ont soigné les blessés, sur les lignes arrière du front, des horreurs qu'elles ont vu et vécues, des séquelles qu'elles ont laissées.
Ce roman c'est une véritable ode aux femmes de l'ombre, qui veulent avancer. J'ai applaudi quand Peggy a pu enfin passer l'examen d'entrée à l'université, j'ai admiré tout l'esprit de sororité qui s'est mis en place autour d'elle pour l'épauler, mon coeur s'est serré quand elle a dû choisir entre amour et étude.
C'est aussi un hommage à la résilience et à l'intelligence de toutes ces femmes, de cette période charnière, qui ont su profiter des possibilités d'émancipation liées à la guerre, et qui ouvert le chemin pour les suivantes.
Et puis, c'est aussi un hommage aux livres et à tous leurs amoureux, qui les font vivre.
Merci NetGalleyfrance et les Éditions Fleuve pour cette lecture enrichissante.

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La relieuse d’Oxford par Pip Williams
Fleuve Éditions
Ce livre est une plongée au cœur du livre, il sent l’encre, le papier et la basane dont on le recouvre, une fois relié.
Peggy aime les livres au point de les sauver du rebut quand une malfaçon se glisse dans le processus du pliage, elle les ramène chez elle, dans la péniche qu’elle occupe avec Maud sa sœur jumelle.
Travailler aux Presses Universitaires d’Oxford est une aubaine pour la jeune femme même si parfois, elle se surprend à de bien plus grands rêves, comme par exemple celui de reprendre ses études interrompues après le décès de Ma sa mère.
Il suffit parfois d’une rencontre pour renouer avec ses rêves, Gwen va incarner cette espérance. Elles ne sont pas du même milieu social mais deviennent amies rapidement, l’environnement de l’une fascinant celui de l’autre, ensemble elles visitent les soldats en convalescence, amochés pendant le premier conflit mondial, elles lisent à leur chevet, écrivent parfois leur courrier.
Aux côtés de Gwen, le destin de Peggy s’ouvre vers de nouvelles perspectives. L’espoir d’un diplôme universitaire se concrétise.
Ce roman pourrait être qualifiée de fiction historique. Durant la première guerre, les hommes mobilisés cédèrent leur place aux femmes qui n’eurent pas d’autres choix que de faire tourner les usines et entreprises désertées, l’auteur s’est appuyée sur de nombreux documents d’archives pour étayer son histoire. La reliure au XXème siècle dévoile presque tous ses secrets. Pip William nous narre une Angleterre qui accueillit de nombreux réfugiés belges démunis après les bombardements, il est question d’ailleurs de la bibliothèque de Louvain complètement dévastée.
Peggy, sa sœur jumelle Maud, différente et attachante, Lotte jeune femme belge traumatisée, Gwen libre et enjouée, Tilda l’amie de Ma, et autres comparses féministes avant l’heure vont ouvrir la voie aux générations futures.
Une lecture instructive qui reprend quelques personnages de La collectionneuse de mots mais qui peut tout à fait être lu indépendamment.
Jolie découverte !

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Merci à Netgalley et aux éditions Fleuve pour cette lecture. 

L'occasion pour moi de découvrir Pip Williams à travers ce roman, dont le résumé avait tout pour me plaire. 

Bienvenue à Oxford, en 1914. La première guerre mondiale éclate, et les hommes sont mobilisés. Les femmes, elles, restées au pays doivent assumées une charge de travail très importante pour que l'économie de guerre fonctionne à plein. 

C'est dans ce contexte que nous rencontrons Peggy, relieuse , sa soeur Maud, et toutes leurs amies...

L'autrice nous lance donc dans une réalité difficile mais qu'elle décrit avec beaucoup de finesse et une point d'humour nécessaire tant les situations parfois décrites sont difficiles. 

Elle livre ici une histoire passionnante qui nous montre différents aspects de la vie au cours le première guerre mondiale. Même si on ne participe que très indirectement aux combats, par la vision d'une jeune femme engagée comme infirmière auprès des troupes, on ressent très bien l'urgence de vie, grâce à la présence des réfugiés qui se font témoins de l'horreur.

Mais c'est surtout sur la vie des femmes restées en arrière qu'elle se concentre, à travers des personnages extrêmement attachants que l'on prend plaisir à suivre. 

Peggy et Maud en tête de pont, permettent de développer des thèmes de sororité, de solidarité, et de recherche de soi qui sont essentiels encore dans la société actuelle. 

Mais c'est un peu plus que cela... car l'autrice ne se prive pas de dénoncer les séquelles, tout à la fois psychologiques et physiques laissées par la cruauté des hommes, et leurs difficiles retours à une certaine normalité. 

Un roman plaisant, qui se lit avec une grande fluidité, mais qui cache finalement beaucoup de thèmes cruciaux, toujours d'actualité.

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Peggy passe ses journées à relier des livres, travail minutieux et difficile. Elle n'a pas le droit de les lire mais récupère en cachette certains titres abimés. Elle vit sur une péniche avec sa jumelle. 1914 la guerre éclate, on confie d'autres tâches aux femmes, Peggy en profite.

Un roman historique passionnant sur les coulisses d'une imprimerie mais aussi sur la guerre, avec l'arrivée de refugiés belges, la solidarité entre femmes, entre sœurs et le destin d'une femme avide de connaissances;, qui va lutter pour réussir ses rêves.

Fleuve, 2014

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