
Le pays des choses perdues
par John Connolly
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Date de parution 3 oct. 2024 | Archivage 29 sept. 2024
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Résumé
Phoebe, 8 ans, est dans le coma.
À son chevet, sa mère, Cérès, lui lit les contes qu’elle affectionne dans l’espoir qu’elle se réveille.
Mais il est difficile de garder espoir, si difficile...
Non loin de l’hôpital où Cérès passe ses soirées se dresse une vieille demeure. Poussée par une force étrange, la jeune femme pénètre dans la maison et se retrouve propulsée dans un monde fantastique.
Le périple de Cérès dans ce « Pays des choses perdues » sera ponctué de rencontres avec des personnages effrayants ou bienveillants, qui tour à tour l’aideront ou tenteront de la détourner de sa quête : rejoindre l’esprit de sa fille pour la ramener dans le monde des vivants.
On retrouve dans ce roman les ingrédients qui ont fait le succès du Livre des choses perdues : l’univers sombre et fantastique de Connolly, son imaginaire foisonnant, son style vif et incisif, sa malice… Un conte qui est aussi un hommage aux livres, aux histoires qu’ils contiennent et à la lecture.
Phoebe, 8 ans, est dans le coma.
À son chevet, sa mère, Cérès, lui lit les contes qu’elle affectionne dans l’espoir qu’elle se réveille.
Mais il est difficile de garder espoir, si difficile...
Non loin...
Ils recommandent !
« Une immersion dans un monde fantastique de contes de fées, un beau voyage au cœur de la condition humaine. » The Irish Times
« Une immersion dans un monde fantastique de contes de fées, un beau voyage au cœur de la condition humaine. » The Irish Times
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Après le succès du Livre des Choses perdues, vendu à plus de 1 million d’exemplaires dans le monde, lauréat en France du Grand Prix de l’Imaginaire – Étonnants Voyageurs et du Prix Imaginales, le nouveau roman de John Connolly nous replonge dans un univers onirique et fantastique.
Après le succès du Livre des Choses perdues, vendu à plus de 1 million d’exemplaires dans le monde, lauréat en France du Grand Prix de l’Imaginaire – Étonnants Voyageurs et du Prix Imaginales, le...
Formats disponibles
FORMAT | Grand Format |
ISBN | 9782809849028 |
PRIX | 23,00 € (EUR) |
PAGES | 464 |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre

Que la plume de John Connolly m'avait manquée !
Quel plaisir de retrouver sa poésie, son humour , sa gravité.
Dans cette suite du livre des choses perdus , les thèmes chers à l'auteur tel que la vengeance, l'humour, la famille et la justice sont bien présents.
On suit une mère dans sa quête pour retrouver son enfant dont le corps si il est bien présents , l'esprit lui a fui.

Il était une fois un pays fantastique dans lequel, parfois, les vivants pouvaient retrouver leurs proches trop tôt disparus. Au Pays des choses perdues, c’est son nom, on peut rencontrer Raiponce : elle dégomme ses prétendants à l’arbalète. Les sept nains vont à la mine, et des sorcières s’efforcent, avec un succès tout relatif, de ne plus faire le mal, façon Alcooliques Anonymes. Ceres bascule dans ce monde sans le vouloir, alors qu’elle explore la maison en ruine qui jouxte l’établissement où se trouve sa fille de huit ans, Phoebe, dans le coma depuis un accident. Ceres va devoir s’armer de courage et affronter l’homme biscornu si elle veut retrouver sa fille…
J’ai beaucoup aimé ce roman, la fantasy n’étant pourtant pas mon genre de prédilection. Mais l’autrice nous régale de multiples trouvailles (la corneille borgne, le monde de la mine, les multiples allusions à des contes classiques) et les personnages sont attachants, même les plus antipathiques.
Hommage au pouvoir des histoires, au lien qu’elles créent entre conteur et auditeur, ce roman ne manque pas de rythme et de rebondissements. On plonge sans réticence au cœur de son monde plein de surprises, bonnes et mauvaises.
Le Pays des choses perdues fait suite au Livre des choses perdues. Ils peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre.
Je remercie Netgalley et les éditions de L'Archipel pour le service presse.

Après le succès du Livre des Choses perdues, vendu à plus de 1 million d’exemplaires dans le monde, lauréat en France du Grand Prix de l’Imaginaire – Étonnants Voyageurs et du Prix Imaginales, le nouveau roman Le pays des choses perdues de John Connolly nous replonge dans un univers onirique et fantastique.
Chaque tome peut être lu séparément sans aucun problème de compréhension.
A découvrir dès le 3 octobre !
On retrouve dans ce roman les ingrédients qui ont fait le succès du Livre des choses perdues : l’univers sombre et fantastique de Connolly, son imaginaire foisonnant, son style vif et incisif, sa malice… Un conte qui est aussi un hommage aux livres, aux histoires qu’ils contiennent et à la lecture.
« Une immersion dans un monde fantastique de contes de fées, un beau voyage au cœur de la condition humaine. » (The Irish Times)
Phoebe, 8 ans, est dans le coma.
À son chevet, sa mère, Cérès, lui lit les contes qu’elle affectionne dans l’espoir qu’elle se réveille.
Mais il est difficile de garder espoir, si difficile...
Non loin de l’hôpital où Cérès passe ses soirées se dresse une vieille demeure. Poussée par une force étrange, la jeune femme pénètre dans la maison et se retrouve propulsée dans un monde fantastique.
Le périple de Cérès dans ce « Pays des choses perdues » sera ponctué de rencontres avec des personnages effrayants ou bienveillants, qui tour à tour l’aideront ou tenteront de la détourner de sa quête : rejoindre l’esprit de sa fille pour la ramener dans le monde des vivants.
Je remercie les @EditionsdelArchipel et @NetGalleyFrance pour leur confiance.
Grâce à la prose poétique teintée d'humour de l'auteur qui rend la lecture très agréable, je me suis laissée envoûter dès le début par l'atmosphère sombre de cette intrigue trépidante qui nous entraine dans un univers onirique digne de celui de Lewis Carroll. Le voyage initiatique de Cérès dans un Autre monde, un Ailleurs, de l'Autre côté du miroir, est ponctué de péripéties et de dangers à surmonter pour garder l'espoir de pouvoir survivre afin de retrouver sa fille de huit ans, Phoebe, qui a sombré dans le coma après avoir été percutée par un chauffard.
Pour s'évader de la réalité, Cérès trouve refuge dans le monde des livres de contes qu'elle lit à sa fille. Mais, ce refuge l'éloigne un peu plus de sa fille de jour en jour car elle finit par espacer les visites à son chevet. Dans Le Pays des choses perdues, elle fait la rencontre de personnages bienveillants comme le Garde Forestier, l'Esprit de l'eau, ou encore David, l'enfant qui cherche sa mère disparue, mais aussi malveillants comme l'Homme biscornu, la dryade Calio et bien d'autres encore. La mission de Cérès est de sauver la vie les enfants perdus des mains des terribles Fae qui les menacent, comme elle rêve de sauver sa fille dans le monde réel.
J'ai trouvé les dialogues amusants car l'humour est omniprésent dans ce roman à l'ambiance oppressante, ce qui permet de créer un sas de décompression et l'alléger la tension ressentie. Cérès se retrouve piégée d'un univers de contes où les sorcières côtoient les trolls, les Harpies, les Sires-loups, la pipelette à l'arbalète Raiponce, le bon gros Géant Gogmagog, les hobgoblins, les changelins et la Pâle Dame Mort. Le dénouement inattendu est à la fois plein d'espoir et assez nostalgique puisque Cérès devra faire face à un choix difficile.
Grâce à plusieurs mises-en-abîme de récits de contes racontés par Cérès, le Garde Forestier et le père de Cérès, la structure narrative s'enrichit au fils des pages et j'ai beaucoup aimé cet effet de miroir qui fait écho à l'intrigue principale où deux mondes cohabitent entre rêve et réalité. Certains personnages représentent des doubles dé Cérès comme David qui cherche sa mère disparue ou le Garde Forestier aussi protecteur que le père de Cérès.
Je recommande ce roman fantasy à toutes celles et ceux qui avaient aimé Le Livre des choses perdues car l'on y retrouve l'univers original de John Connolly qui est vraiment dépaysant et teinté d'un humour irrésistible.
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Chaque conte commence par le traditionnel Il était une fois... et puis démarre le voyage vers un pays fantastique où bascule Cérès en lisant ces contes à sa fille dans le coma.
Au pays des choses perdues est un roman qui mêle réalité et conte de notre enfance. Il offre une fenêtre réconfortante malgré un côté assez noir et sombre...
Entre littérature fantasy et contemporaine, on découvre une plume qui parle de sujets de société forts comme la mort. C'est très bien écrit, très fluide à la lecture et ponctué d'une foule de petits détails originaux ainsi que de multiples allusions aux contes les plus connus.
J'ai aimé ce voyage qui fait penser à l'univers de Tim Burton avec des personnages attachants et plutôt loufoques mais digne des contes enchanteurs. Un lecture sans temps mort.
Bref, un livre atypique qui promet l'évasion, laissez vous tenter et entrez dans le pays des choses perdues.

Sortie Littéraire : "Le Pays des Choses Perdues" de John Connolly @editionsdelarchipel 🌌
Aujourd'hui, je vous parle d'un livre qui m'a profondément touché : "Le Pays des Choses Perdues" de John Connolly. 🎉✨ Suite au succès monumental du "Livre des Choses Perdues", l'auteur nous plonge à nouveau dans un univers onirique et fantastique, mais cette fois-ci, l'histoire est encore plus poignante.
L'écriture est aussi incisive que poétique, une invitation à explorer non seulement le monde des contes, mais aussi les profondeurs de notre propre cœur. 📖❤️
Si vous aimez les récits qui mêlent magie et introspection, ce livre est un incontournable ! Un voyage où chaque page est une promesse d'évasion et de réflexion. 🌟
Avez-vous déjà lu un livre qui vous a emporté dans un monde parallèle ?
Partagez vos découvertes en commentaire ! 💬📚
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Dans les pays anglo-saxons, on se fiche davantage qu’en France des cases et des étiquettes. John Connolly est connu comme un auteur de polars, avec une belle renommée à la clé. Cela ne l’empêche pas de parfois se frotter ouvertement à l’Imaginaire, comme avec ce roman, Le pays des choses perdues.
Ce n’est pas un coup d’essai, puisqu’il est une sorte de suite du Livre des Choses perdues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde, lauréat en France du Grand Prix de l’Imaginaire en 2010 ainsi que des prix des festivals Étonnants Voyageurs et les Imaginales.
Près de 15 ans après, le voilà donc revenu sur les rives de ce pays de contes, plongeant un nouveau personnage dans une aventure étonnante faite de périples et de rencontres. Même si les deux romans sont liés, les histoires se lisent individuellement, seules des réminiscences (et quelques personnages) font le lien. N’hésitez donc pas à passer de l’autre côté du miroir, même aujourd’hui.
Les prix reçus par le premier roman étaient dans la catégorie « jeunesse », mais clairement celui-ci est à destination du plus grand nombre, jeunes et moins jeunes. La thématique qui lance l’histoire en est la preuve.
La protagoniste, Cérès, est une mère tombée dans une grande détresse suite à l’accident de sa fille de 8 ans, plongée dans le coma. La première partie du récit est donc fortement teintée de tristesse, totalement ancrée dans notre réalité. L’ambiance est pesante, déprimante, teintée de gris sombre.
La lecture et la visite de la maison de l’écrivain qui avait écrit Le livre des Choses perdues plusieurs décennies avant, va lui ouvrir les portes d’un monde « parallèle » teinté d’une ambiance onirique et fantastique, bien loin de la cruelle réalité. Une manière de s’en échapper. Une façon peut-être de sauver sa fille tout en retrouvant le goût de vivre et des vraies valeurs.
Lors du passage vers l’autre univers, le ton change brutalement, ce n’est plus la même histoire. Au lecteur de se laisser emporter par cet étonnant souffle romanesque, plein de vie et de surprises. Dans une ambiance imprégnée des contes de notre enfance, les plus connus comme d’autres qui le sont moins. En se rappelant que, pour la plupart, ils sont fortement teintés de violence et de douleurs. Effrayants aussi, et sans que la morale ne soit toujours respectée.
J’ai trouvé les 70 premières pages un peu longues, du fait de leur côté écrasant, mais de formidables tirades de l’auteur irlandais sur les livres et la lecture ont fortement résonné en moi.
La suite m’a enthousiasmé, l’inventivité, le lâcher prise, les surprises continuelles dans une ambiance entre la fantasy et le fantastique, ont été une vraie évasion.
Il n’y a bien que les écrivains anglo-saxons à oser ainsi mêler le réel et l’imaginaire, dans un souffle épique et fortement ludique (rappelons-nous par exemple du récent Conte de fées de Stephen King).
John Connolly n’avait initialement aucunement l’intention de se replonger dans cet univers. Ce second roman n’était pas prévu. Sauf que cette atmosphère, ces personnages, ce monde n’ont jamais cessé de la hanter, de le rappeler à eux. La création est un processus qui guide les (bons) auteurs et non l’inverse.
Cette imagination sert de support à une expédition ludique, mais aussi à des sujets forts et universels, comme la famille, le bien et le mal, les douleurs intérieures. Même les méchants de cette histoire portent en eux des détresses et des souffrances qui peuvent nous faire entrer en empathie.
Il faut dire que l’auteur sait y faire, avec une écriture qui porte, et des changements de ton qui emportent. Parfois dure, d’autres fois émouvante, quelques fois franchement drôle, sa plume est également le vecteur de cette féconde créativité, qui fait sens et qui nous relie aux vieilles histoires connues.
Le pays des choses perdues est un dépaysant voyage dans l’Imaginaire, développé autour des contes et de rencontres étonnantes. Un épatant récit que John Connolly destine à tous, comme pour s’extraire de la difficile réalité tout en se reconnectant aux vraies valeurs. Un livre qui porte en lui l’amour de tous les livres.

Phoebe, 8 ans est dans le coma après un accident. Sa mère Cérès, lui lit des contes pour espérer la réveiller. Jusqu'à ce qu'elle se retrouve plongée dans un monde où les contes qu'elle lit sont réels.
Le pays des choses perdues est la suite du Livre des choses perdues mais il peut se lire indépendamment (je n'avais pas lu le premier), même si certains personnages apparaissent dans les deux.
Ce roman est vraiment atypique. Il y a comme deux histoires en une. La première contemporaine et dramatique, la seconde fantasy et épique. J'avoue que le mélange m'a un peu perturbée.
J'ai bien aimé tous les clins d'oeil ou carrément les références complètes aux contes, les vrais, les cruels. Et j'ai trouvé que le monde avait un côté Narnia, univers de Tolkien ou encore Alice au pays des merveilles. C'est mystérieux, onirique, un peu loufoque parfois.
Le texte est vraiment très bien écrit, il y a de nombreux raisonnements sur le pouvoir des mots, le féminisme, la vie et la mort, l'adolescence, la vengeance, etc. C'est ce qui en fait une histoire intéressante et pas juste un roman fantastique !
La multitude de personnages m'a plu. Je me suis attachée à Cérès, j'ai été touchée par Calio et le garde forestier m'intrigue encore !
Bref, un roman vraiment de grande qualité, même si je pense que le basculement entre les deux mondes n'était pas fait pour moi.

Après avoir entendu plein d’éloges sur cet auteur et son premier ouvrage « Le Livre des choses perdues », je me suis plongée dans son nouveau roman.
Vous n’avez pas lu son premier roman ? Aucun problème, c’est mon cas et je n’ai eu aucun problème pour lire ce nouveau livre.
La fille de Cérès, Phoebe, se retrouve dans le coma et elle n’a pas d’autre choix que de subir ce sort et de l’affronter comme elle peut. Cette partie de l’histoire est très prenante émotionnellement et j’ai ressenti beaucoup d’empathie et de sympathie pour cette mère totalement démunie.
Au fil des pages on entre progressivement dans une ambiance étonnante, fantastique et qui éveil notre curiosité. Cérès se retrouve dans un monde inattendu et croisera la route de différents personnages autant bienveillants que malveillants.
Malgré l’ambiance un peu pesante par moment, l’auteur n’a pas oublié d’y ajouter des touches d’humour afin d’alléger le récit.
A la frontière entre monde réel et fantastique, j’ai été envoûtée par cette histoire et par la plume de l’auteur.

Je vous remercie chaleureusement, Éditions de L’Archipel, pour ce partenariat renouvelé.
Ce roman constitue la suite du “Livre des choses perdues”, que je n’ai pas eu l’occasion de lire.
Cependant, je suis convaincue que les deux ouvrages peuvent être lus indépendamment l’un de l’autre.
En effet, je n’ai ressenti aucune gêne ni manque d'informations au cours de ma lecture. Tout est minutieusement détaillé, permettant une visualisation aisée, et j’ai été totalement captivée par
l’histoire.
L’intrigue est remarquablement bien construite, avec de nombreux rebondissements qui rendent la lecture encore plus addictive.
Cette alternance entre le réel et le fantastique m’a quelque peu rappelé le procédé utilisé par Stephen King dans son “Conte de fées”, que j’avais adoré !
De plus, ce roman regorge de clins d’œil aux contes, mythes et légendes, ce qui constitue un atout considérable.
Les personnages sont extrêmement attachants et leurs aventures véritablement époustouflantes.
Je me suis sentie transportée à leurs côtés tout au long de leur épopée, tant l’histoire est bien narrée.
Heureusement, je n’y étais pas réellement, je vous laisse découvrir par vous même, je n'en dis pas plus !
Phoebe, 8 ans, est dans le coma.
À son chevet, sa mère, Cérès, lui lit les contes qu'elle affectionne dans l'espoir qu'elle se réveille.
Mais il est difficile de garder espoir, si difficile...
Non loin de l'hôpital où Cérès passe ses soirées se dresse une vieille demeure. Poussée par une force étrange, la jeune femme pénètre dans la maison et se retrouve propulsée dans un monde
fantastique.
Le périple de Cérès dans ce " Pays des choses perdues " sera ponctué de rencontres avec des personnages effrayants ou bienveillants, qui tour à tour l'aideront ou tenteront de la détourner de
sa quête : rejoindre l'esprit de sa fille pour la ramener dans le monde des vivants.
On retrouve dans ce roman les ingrédients qui fascine un lecteur : l'univers sombre et fantastique de Connolly, son imaginaire foisonnant, son style vif et incisif, sa
malice...
Un conte qui est aussi un hommage aux livres, aux histoires qu'ils contiennent et à la lecture.
Cérès parviendra t'elle à sauver sa fille?
Si oui, à quel prix?

Un livre est comme une maison, reprit l’Homme biscornu, et les histoires sont les âmes qui l’habitent. Un livre sans histoires n’a pas d’âme. »
Est-ce un tome 2 ? Oui. Est-ce que j'ai lu le précédent ? Non.
MAIS ce n'est pas un problème ! Ils peuvent en effet se lire indépendamment.
Nous commençons l'histoire dans un univers semblable au nôtre avec Ceres et Phoebe, sa fille dans le coma. Ces passages sont assez émouvants et Ceres devient vite attachante.
Et il y a ce monde fantastique. Ce monde peuplé de créatures de légende comme des faes (et c'est pas une romantasy). J'ai bien aimé cet univers et ces personnages !
Petit point aussi très bon, il y a dans ce livre plusieurs contes qui sont racontés par d'autres personnages. Contes qui ont leur importance et qui sont bons !

J’avoue être assez mitigée concernant ce roman, j’ai été assez déstabilisée par la dualité de l’histoire. Mais ce n’est pas ce qui m’a gênée. La protagoniste se retrouve, malgré elle, embarquée dans une aventure fantaisiste, un peu à la manière de Dorothée dans le magicien d’Oz.
L’auteur n’en est pas à son premier roman, aussi son écriture est aboutie et immersive. Il sait nous emmener dans l’univers qu’il crée pour nous. La première partie est sombre et pesante et j’ai eu le coeur serré devant la douleur de cette mère. La deuxième partie est plus légère, plus colorée et plus délirante.
J’aurais pu prendre beaucoup de plaisir à suivre le délire de l’auteur. Cependant, une chose m’a extrêmement gênée et m’a empêchée de profiter pleinement de ma lecture.
Dès le début, on s’attache à cette femme qui lutte pour garder l’espoir. Ses pensées, ses espoirs comme ses inquiétudes nous sont décrites avec beaucoup de réalisme et d’empathie. Malheureusement, j’ai trouvé que, à peine la porte de l’autre monde franchie, elle change totalement de personnalité, ce n’est plus du tout la même personne. Et c’est ça qui m’a sortie de ma lecture et qui a fini par m’ennuyer. Les deux parties du roman deviennent donc deux histoires totalement différentes sans aucun lien entre elles.
J’aurais aimé voir l’évolution de la protagoniste, sa reconstruction et sa lutte pour revenir, pleine d’espoir vers sa fille. Or, je n’ai rien vu de tout cela et c’est bien dommage. Je n’ai donc pas réussi à adhérer à cette histoire qui aurait pu être passionnante.

Dès le début, on voyage et on est emporté dans l'histoire. Que ça fait du bien de rêver !
On fait la connaissance de Cérès qui est constamment au chevet de sa fille Phoebe, dans le coma après un accident dû à une faute d'inatention dont Cérès s'en veut énormément.
Cette partie de l'histoire est très prenante émotionnellement, on ressent beaucoup de tristesse pour cette mère qui se bat chaque jour au côté de sa fille en lui lisant des histoires.
Non loin de l'hotital où elle passe son temps, se trouve une vieille maison, poussée par la curiosité, elle pénètre à l'intérieur et se retrouve propulsée dans le monde fantastique.
Au pays des choses perdues, Cérès va rencontrer divers personnages comme le garde forestier, l'esprit de l'eau, David enfant qui vont l'aider dans sa quete de retrouver l'esprit de sa fille pour la ramener au pays des vivants. Mais elle va aussi tomber sur une série de personnages malveillants dont l'homme biscornu, la dryade Calio et d'autres qui chercheront à l'en empêcher.
Cérès, pour atteindre l'esprit de sa fille, doit sauver les enfants perdus.
L'écriture est douce, fluide, envoutante et la façon dont est traîté le coma nous laisse réfléchir sur les questions de la vie, la mort, l'entre deux.
On passe par plein d'émotion, la tristesse, la joie, la peur, le réel, l'imaginaire, bref une très belle lecture que je recommande à toutes personnes voulant s'échapper un peu.
En refermant ce livre, on est triste mais plein d'espoir, il nous rappelle que dans tous les cas dans chaque moment difficile, il faut garder espoir et croire en l'avenir.

Le pays des choses perdues de John Connolly raconte une histoire poignante où la perte, la quête de rédemption et l’espoir s’entrelacent. Les personnages, profonds et attachants, évoluent dans un monde fantastique empreint de mélancolie, où chaque objet, chaque détail raconte une histoire. L’atmosphère oscille entre une beauté fragile et une noirceur sous-jacente, créant un contraste captivant. Connolly explore les thèmes de la mémoire, de l’oubli et de l’abandon avec sensibilité, tout en tissant un récit qui garde le lecteur en haleine. L’univers, à la fois onirique et inquiétant, est un véritable appel à l’imagination.
Note : 4,5/5.

Aimeriez-vous lire une histoire fantastique? Une qui oscillerait entre le monde de Tim Burton et celui de Lewis Carroll?
Alors, je vous conseille le ténébreux et imaginaire LE PAYS DES CHOSES PERDUES de John CONNOLLY.
Cérès est une maman dans le désespoir. Sa fille Phoebe, huit ans, est dans un coma profond.
Elle espère que son enfant se réveillera bientôt et fera tout pour garder la flamme.
Alors, lorsqu'elle est au chevet de Phoebe, Cérès lui lit les contes qu'elle adorait enfant.
Au fur et à mesure, la maman va se réfugier dans ses contes pour se protéger et finalement s'éloigner de sa fille.
Cérès sera également attirée par une étrange demeure sise près de l'hôpital.
Maison qui changera le destin de nos héroïnes à tout jamais...
John CONNOLLY nous offre avec ce livre fantastique une oeuvre sombre, surnaturelle et poétique.
Avec des thèmes forts abordés comme la mort, le bien contre le mal, la famille, ce livre reste néanmoins une éloge aux contes de notre enfance.
L'écriture est prenante et le style certain, vif ce qui ne rend pas la lecture difficile ou longue.
La touche d'humour dont l'auteur a imprégné ses pages donne un peu plus de légèreté à l'ensemble qui peut être ressenti comme pesant.
Les protagonistes sont multiples et on sent que l'auteur s'est fait plaisir en développant des personnages extraordinaires, terrifiants ou bienfaiteurs voire pour certains complexes (comme le Garde Forestier).
Je ressors ravi de cette lecture car le monde de la Fantasy n'est pas celui que je fréquente habituellement mais la plume de CONNOLLY et l'ambiance générale m'ont donné l'envie de lire le premier opus LE LIVRE DES CHOSES PERDUES.

Le projet est plus ambitieux et risqué qu'il n'y parait : après le succès du "Livre des choses perdues", comment envisager une suite qui ne donne pas l'impression d'une redite ? Toute la réussite de ce nouveau roman tient à la fois au sentiment de familiarité de croiser ici et là des éléments clef du précédent titre, mais, surtout, à la façon dont John Connolly parvient à les détourner, à les faire évoluer et à les éclairer d'une lumière nouvelle. On retrouve avec émotion le personnage du Garde forestier, qui sort d'un profond sommeil dès lors que Cérès fait irruption dans son monde. Et pour cause, tout laisse à penser que ce pays, ce royaume, ne prend vie que lorsqu'il est visité et, ce faisant, qu'il s'adapte et se modèle à l'image de son visiteur. C'est en tout cas ce que suggère plus d'une fois l'intrigue, se peuplant de nouveaux personnages et d'inspirations issues des mythes et légendes que Cérès tient de son enfance.
Aussi s'éloigne-t-on ici progressivement des contes traditionnels pour glisser lentement dans l'imaginaire hérité du folklore des vieilles terres britanniques : ses dryades, ses hobgobelins et ses faés, bestiaire encore plus ancien que le Temps lui-même, suggéré par les histoires que Cérès tenait de son père et façonné par son propre univers de références dans un jeu de glace aussi séduisant que déroutant, pour l'héroïne comme pour le lecteur. Cette dynamique imprègne jusque dans la forme du récit, puisque chaque titre de chapitre puise dans d'anciennes langues et de vieux dialectes aujourd'hui disparus, ces patois qui ont transmis et raconté ces mêmes mythes et donnés vie à ces mêmes créatures. A moins que ce ne soit l'inverse ?
Si l'on retrouve donc suffisamment d'éléments connus pour se sentir dans ce livre comme chez soi (l'ombre de l'Homme Biscornu n'est jamais loin), l'auteur parvient à apporter assez de nouveauté pour qu'on ne soit pas tenté de jouer au jeu des comparaisons. Époque différente, quête différente, héroïne différente, ce "Pays des choses perdues" se veut avant tout un témoignage sur le pouvoir des histoires, mais aussi une fable furieusement évocatrice sur le deuil autant que le rapport à l'enfance, et sur le lien viscéral qui unit une mère à sa fille. La plume, puissante, marque et émeut le lecteur.
En bref : Une suite aussi inattendue que réussie. John Connolly y distille suffisamment d'éléments familiers et de clins d’œil pour qu'on y retrouve l'étrange étrangeté du "Livre des choses perdues" et, tout en même temps, engendre un "livre-monde" bien assez nouveau pour éviter tout sentiment de redite. Son univers évolue au filtre de ses personnages et des enjeux à l'oeuvre, la quête cette fois nourrie du désespoir d'une mère face à l'impossible deuil de sa fille prisonnière quelque part entre la vie et la mort. Le style, les symboles, les inspirations aussi anciennes que le monde, tout dans ce livre résonne en nous. Une réussite.

« Il était deux fois - car c'est ainsi que certaines histoires devraient reprendre - une mère à laquelle sa fille avait été dérobée. Elle pouvait toucher sa peau, coiffer ses cheveux. Elle pouvait regarder sa poitrine monter et descendre et, quand elle plaçait la main dessus, elle sentait les battements de son cœur. Mais son enfant restait silencieuse, et ses paupières demeuraient closes. Des tubes l'aidaient à respirer, des tubes la nourrissaient mais, pour la mère, c'était comme si l'essence de celle qu'elle aimait se trouvait ailleurs. La personne dans ce lit était une coquille, un mannequin, attendant le retour de son âme désincarnée pour reprendre vie. »
Phoebe, huit ans se trouve dans le coma. Elle a été renversée par une voiture il y a plusieurs mois de cela. Sa vie ne tient plus qu’à un fil. Seule, une faible onde cérébrale est encore détectée. Cérès, sa mère lui lit ses contes préférés mais n’en peu plus. Elle est au désespoir. Sa fille est son unique raison de vivre … Elle en viendrait presque à souhaiter qu’elles meurent toutes les deux.
Un soir, Cérès ne peut résister à l’attraction provoquée par une vielle demeure, située à proximité de l’hôpital. Elle y pénètre et c’est un monde bien étrange qu’elle qui s’offre à elle …
Une belle découverte qui nous plonge dans l'univers des contes de fées à la fois enchanteur et effrayant. Il s'entrelace subtilement avec le monde dit "réel". L'auteur nous embarque dès les premières pages. L'écriture est fluide, aussi mordante que poétique et vogue sur le pouvoir des mots et des histoires. Les personnages sont bien campés, chacun avec ses particularités, parfois loufoques ... Aucun temps mort, on ne s'ennuie pas !
"Je commence à détester les contes de fées.
- C'est regrettable.
- Pourquoi ?
- Parce que vous êtes dans l'un d'eux. "
Cérès fera de belles et de mauvaises rencontres mais trouvera-t-elle ce qu'elle cherche au final ? Réussira-t-elle à rentrer chez elle ?
Tome 2 qui peut se lire indépendamment du premier.

Première impression : étrange, bizarre.
Phoebe, 8 ans, est dans le coma. Cérès, sa mère, lui lit des contes en espérant qu’elle se réveille. Elle a du mal à garder espoir. Sa fille se réveillera-t-elle?
Un jour, poussée par la curiosité, elle pénètre dans une vieille demeure proche de l'hôpital.
Et… Elle se retrouve propulsée en plein conte de Fae, dans un monde parallèle où les faes sont plutôt à fuir. Un monde dangereux, où là aussi les parents se battent pour sauver leurs enfants.
Ce roman constitue la suite du “Livre des choses perdues”, que je n'ai pas lu mais je pense que les 2 ouvrages peuvent se lire indépendamment.
Pour être honnête, si j'ai apprécié la première partie, je n’ai pas accroché avec la partie conte de fées, un peu trop fantastique peut-être, un peu trop sombre aussi (j’avoue, j’ai trouvé ce monde un peu cauchemardesque). Elle est toutefois très bien écrite et les descriptions telles que rédigées par l’auteur rendent ce monde parallèle très vivant.
Un livre à réserver à ceux qui apprécient cet univers. Difficile donc pour moi de le noter.

Moi qui ne lis jamais de livre sur le thème fantastique j'ai été agréablement surprise par cette lecture que j'ai beaucoup appréciée. La plume de l'auteur est fluide, l'histoire est donc lue facilement. Je n'ai pas lu le livre des choses perdues donc je découvrais entièrement l'univers et je pense que cela fera un bon complément pour peut-être comprendre quelques choses pouvant échapper au lecteur qui découvre l'univers. Ce n'est toute fois pas un problème car l'histoire se suffit à elle même et est très bien compréhensible et donne envie de savoir si cette maman arrivera à retrouver sa fille.

Ce livre est la suite du Livre des choses perdues, je n'ai pas lu ce livre, mais cela ne m'a pas manqué dans la lecture. Cela me fait juste ajouter un nouveau livre dans ma PAL !!
Cérès est une jeune mère célibataire de 32 ans. Sa vie est en pause, arrêtée par le chagrin. Phoebe, sa fille de 8 ans, est dans le coma suite à un accident de la route. Pour assurer les soins de la fillette, Cérès retourne dans la maison de son enfance. Elle se sent oppressée par le lierre qui envahit la maison. Elle trouve refuge à l'hôpital, où elle lit des contes anciens à sa fille endormie. Mais là-bas encore, Cérès a un sentiment d'oppression face à une vieille demeure. Elle va essayer de s'en défaire en allant explorer la maison. Des choses étranges vont se passer et Cérès bascule dans un monde fantastique. Ce monde est en pleine guerre, des choses maléfiques se sont réveillées. Cérès sent qu'elle va devoir un double combat, contre les êtres maléfiques et pour retourner auprès de sa fille.
C'est une lecture totalement fascinante ! J'ai été plongée dans cet univers de suite, emportée par le côté féérique, par les personnages, par l'action. Impossible de lâcher ce livre ! Une très belle découverte.

Cérès ne vit plus depuis que sa fille est dans le coma. Ne plus entendre sa voix, ne plus la voir vivre..
Lorsque la petite fille est transférée dans un établissement privé, cette jeune maman se retrouve à vivre dans la maison de son enfance. Elle a peu de mal, à cause des souvenirs de son papa décédé.
Au hasard de ses promenades, elle tombe sur une maison à l’abandon, porteuse de beaucoup de légendes. Cette découverte va la faire basculer dans un univers tout à fait particulier.
Commence pour Cérès un parcours initiatique effrayant et dangereux.
La présentation m’avait plu. Et j’avais donc très envie de découvrir ce roman.
Je comprends rapidement qu’il existe en réalité un premier tome, écrit plusieurs années avant ce titre. Mais ouf, les quelques bases nécessaires à la bonne compréhension de la lecture sont là.
L’histoire mêle le réel et l’imaginaire d’une très belle façon. D’ailleurs, j’ai eu l’impression de me retrouver dans un univers créé par Guillermo Del Toro. C’est vous dire.
Dans cette histoire, on rencontre des êtres faériques, gentils ou pas, qui jalonnent le cheminement de Cérès. Celle-ci, d’abord déstabilisée, comprend rapidement qu’elle va devoir aller au bout du chemin.
J’ai aimé ce conte sombre, qui possède de très jolies phrases poétiques, des événements surprenants et une ambiance particulière.
Je suis vraiment contente d’avoir découvert ce roman, qui m’aura transporté dans un univers étonnant.

J'ai d'abord été attiré par la beauté de la couverture et la poésie du titre du roman. Je ne savais pas qu'il était la suite du roman "Le livre des choses perdues", je me suis tout de même lancé dans la lecture !
Je ne suis pas une habituée de ce genre de fantasy, mais j'ai tout de même était portée par l'imagination de l'auteur et son univers. L'alternance entre les deux monde est agréable et permet de garder un pied à terre pour ne pas se perdre dans le récit.
Sans dévoiler toute l'intrigue et les secrets du livre, l'histoire est très belle, soupoudrée de petites douceurs d'humour qui ont rajouté de la beauté au récit. Le fait que je n'ai pas lu le premier tome n'a pas été dérangeant dans ma lecture, et pour moi, c'est plutôt un bon point.
Je vous conseille ce joli roman qui correspond à presque tous les âges, de la pré adolescence à l'âge adulte. Tentez de vous laisser porter par cette magnifique plume, vous ne serez pas déçu.e.s ♥

Je disais récemment à quel point le romanesque me manquait… « Le pays des choses perdues » de John Connolly déploie une aventure onirique, où réel et fantastique se croisent, portée par l’amour d’une mère pour sa fille. Ce texte explore les frontières entre la vie et la mort, et les lignes ténues entre l’optimisme d’une guérison et le désespoir. Mais la réelle magie s’incarne dans le pouvoir transformateur des contes et dans la toute-puissance de l’imaginaire.
Phoebe, une fillette de huit ans, est plongée dans un coma profond. Chaque soir, sa mère, Cérès, s’assoit à son chevet et lui lit des contes dans l’espoir de la ramener à la vie. Mais ce rituel, aussi affectueux soit-il, ne suffit pas à apaiser les angoisses de Cérès, qui lutte pour maintenir l’espoir. Près de l’hôpital, une maison abandonnée attire irrésistiblement la jeune femme. Lorsqu’elle cède à cet appel, elle se retrouve propulsée dans un monde parallèle, « Le pays des choses perdues ». Dans cet univers fantastique, elle rencontre des personnages tour à tour effrayants et bienveillants qui l’aident ou tentent de la détourner de sa quête : rejoindre l’esprit de sa fille pour la sauver. Cette odyssée onirique devient une aventure de résilience et de réconciliation avec elle-même.
Le monde réel c’est l’hôpital, ses couloirs ternes et son ambiance clinique qui incarnent l’attente insupportable et l’impuissance. Cérès y est accablée, angoissée à l’idée de perdre son enfant. L’obscurité semble envahir son esprit, et, de fait, engendre un sentiment de claustration du lecteur.
En dehors de l’hôpital, cette maison abandonnée, point de passage vers un monde parallèle, s’impose comme un lieu à la fois mystérieux et salvateur. Portail symbolique entre le réel et l’imaginaire, le rationnel et l’irrationnel, cette maison mène vers « Le pays des choses perdues ».
Ce « pays des choses perdues » » est un univers riche et fascinant. L’auteur y tisse une ambiance à la fois enchanteresse et effrayante, oscillant entre la magie des contes de fées et l’étrangeté des cauchemars. L’ambiance fantastique est renforcée par les personnages que Cérès y rencontre : des créatures bizarres, comme un gardien de pont au visage d’oiseau ou une vieille femme qui prédit l’avenir dans des nuages de fumée.
Ces figures, tantôt bienveillantes, tantôt hostiles, incarnent des épreuves symboliques que Cérès doit surmonter pour atteindre sa fille. Et n’est-ce pas là une magnifique idée ? Ce monde fantastique est aussi une métaphore de l’état psychologique de Cérès. Les lieux et épreuves qu’elle traverse symbolisent ses peurs, ses doutes, mais aussi son amour immense pour sa fille. Chaque étape de son voyage est synonyme du combat intérieur qu’elle mène pour ramener sa fille à la surface.
« Le pays des choses perdues » agit également comme un espace d’évasion. Dans ce monde, elle peut s’éloigner des contraintes du réel, des murs stériles de l’hôpital, et de l’impuissance qui la ronge. Il lui offre un espace de liberté, où elle peut exprimer ses émotions les plus profondes et explorer les limites de son amour maternel.
Mais dans « Le pays des choses perdues », Cérès doit affronter ses peurs et ses doutes. Le monde parallèle symbolise son inconscient, un lieu où ses blessures et ses espoirs cohabitent.
Il faut aimer les contes, car ils jouent un rôle essentiel dans le récit. D’abord, ils structurent les soirées de Cérès au chevet de Phoebe dans la vie réelle, mais ils composent aussi le fil rouge de son voyage dans le monde parallèle. Le roman met en lumière la puissance des contes à transcender la réalité et à offrir un refuge à ceux qui souffrent. Ces histoires deviennent une boussole, une manière de surmonter le désespoir en se raccrochant à l’idée qu’il existe toujours une issue, même dans les moments les plus sombres.
Dans « Le pays des choses perdues », la littérature (et les contes), sauve parce qu’elle agit comme un refuge, un miroir et un guide. Elle permet de fuir temporairement les épreuves, tout en offrant des outils symboliques pour y faire face. Le conte pour enfants, dans sa structure simple, mais puissante, son langage imagé et ses leçons universelles, agit comme un baume pour l’âme. Pour des adultes comme Cérès dans « Le pays des choses perdues », les contes deviennent même une boussole émotionnelle et un pont vers l’espoir, prouvant leur rôle essentiel dans l’expérience humaine.
Ainsi, « Le pays des choses perdues » fait partie de ces livres qui aident à fuir le quotidien. La partie onirique et fantastique fait en sorte que le monde réel est suspendu. Ces mondes offrent un véritable refuge mental, permettant de s’éloigner des préoccupations quotidiennes. Cette « suspension » de la réalité procure une forme de soulagement temporaire en stimulant l’imaginaire, mais en proposant tout de même une réflexion symbolique sur la vie. Les thèmes abordés restent profondément humains : l’amour, la perte, la peur, et l’espoir.
Enfin, les émotions suscitées par le récit libèrent des tensions internes et peuvent offrir une catharsis émotionnelle. « Le pays des choses perdues » enrichit la perception du réel en proposant plusieurs axes de réflexions. Le lecteur revient alors à son quotidien avec une sensibilité accrue, une plus grande capacité à affronter ses propres défis et peut-être une nouvelle façon d’aborder les choses. La boucle est bouclée.
« Le pays des choses perdues » est non seulement romanesque, mais il provoque de vraies émotions de lecture, chose cruciale pour moi. La palette est large ici : l’empathie, le réconfort, la mélancolie, l’espoir, etc. Dans la version audio, lue par Cecilia Debergh, le lecteur s’identifie à Cérès et à sa quête, mais vit aussi pleinement l’immersion dans ce monde onirique. Entre poésie et tragédie, ce roman très romanesque, parfois introspectif, est une ode à l’amour et à l’imagination, un récit qui, sous ses aspects fantastiques, explore les recoins les plus profonds de l’âme humaine. Le tout dans un écrin tout à fait envoûtant.
Traduction : Pierre Brévignon