
Tombée du ciel
Suivi d'un entretien avec l'autrice
par Alice Develey
Lu par Ariane Brousse
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Date de parution 25 sept. 2024 | Archivage 2 avr. 2025
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Résumé
Comment tombe-t-on malade à cet âge ? Qu'est-ce qui peut conduire un enfant à cesser de s'alimenter ? Entre ces murs où elle subit des traitements révoltants, Alice rencontre d'autres filles comme elle, tombées du ciel. Elle décide de raconter ces vies minuscules dans un cahier. Écrire devient un moyen de ne pas oublier, et surtout de résister.
Tombée du ciel est un roman d'amitié, d'adolescence et de révolte.
Alice a quatorze ans quand elle est internée dans un hôpital. Elle découvre un autre langage, un autre monde fait de blouses blanches et d'insomnies.
Comment tombe-t-on malade à cet âge ?...
Formats disponibles
FORMAT | Livre audio, Intégral |
ISBN | 9791035417512 |
PRIX | 22,95 € (EUR) |
DURÉE | 7 Heures, 21 Minutes |
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Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre

Alice a 14 ans et elle ne mange pas assez. Alice est anorexique.
Un rdv chez le médecin qu’elle pensait banal va l'emmener tout droit à l'hôpital.
Ce livre est le récit de son hospitalisation et de son cheminement intérieur.
Elle nous raconte la méthode douce des soignants, les tentatives de négociation pour la faire manger de son plein gré. Mais c'est sans compter sur Sissi, sa voix intérieure, dénigrante et extrêmement motivante pour ne pas prendre le moindre gramme.
Vient ensuite la méthode forte : les punitions, le chantage, l'isolement, les traitements. Et pourtant Alice Develey n’a pas tout dit, elle garde le pire sous silence.
Force est de constater que le personnel médical est désemparé, que les méthodes ne sont pas efficaces et qu’elles tiennent assez peu compte de l’humain. Avec leurs traitements elle devient « chose ».
C'est un premier roman percutant que signe ici Alice Develey.
Le texte est empreint d’une colère froide, trop longtemps silencieuse. L’écriture est vive, tranchante parfois, telle une lame de cutter.
Mais il y aussi une véritable envie de vivre qui essaye malgré tout de se frayer un chemin dans les couloirs de l’hôpital, aussi petit soit-il. Alice le dit elle-même, "Je crois au contraire qu'il faut connaître le goût du sang pour aimer la vie".
Ce roman fait partie de mes coups de cœur de la rentrée. Il est fort, violent, lumineux parfois, nécessaire assurément.
Lisez-le !

Un récit troublant, très bien conté par Ariane Brousse.
Cette histoire bien que fiction est inspirée directement par les souvenirs du calvaire vécu par l'autrice pendant un an et demi !
Si elle a pu avancer grave à la lecture et l'écriture, aujourd'hui, la colère est toujours là, et de la colère, j'en ai ressenti aussi pendant mon écoute.
Je suis horrifiée par ce qu'a vécu Alice à ses 14 ans même si je ne peux blâmer le corps médical et des parents désoeuvrés, impuissants.
Cela me semble tout de même si dur pour une personne si jeune.
L'anorexie est un sujet délicat, mal compris et j'ai été touchée par cette histoire poignante, portée par une plume à la fois acérée et poétique.
J'ai beaucoup aimé vivre à travers les souvenirs de l'autrice, même si la lecture ne fut pas de tout repos honnêtement.
Bref, un vrai bijou de littérature qu'est ce récit émouvant, révoltant.

Alice a quatorze ans quand elle est internée dans un hôpital. Tombée du ciel comme d'autres ado. Travers son carnet, elle raconte la chute, les doutes, les amitiés,...
Un récit empreint du vécu de l'autrice. Un récit extrêmement touchant qui raconte une adolescence qui part à la dérive. Un récit touchant où se traduit tout le mal-être, tout le besoin de reconnaissance et d'attention. Un récit qui marque la mémoire.
J'ai aimé la façon dont Arianne Brousse s'approprie le texte et nous transmet les émotions traversant Alice.
C'est un roman qui au-delà de l'anorexie, de la santé mentale parle d'amitié, de révolte et d'apprentissage de l'amour de soi.
Bref, un livre à découvrir !

Étant la mère d’une ado souffrant de TCA, j’ai voulu écouter ce livre qui livre l’expérience de l’autrice qui raconte son internement lorsqu’elle avait 14 ans et ne pesait que 36 kg. Et contrairement à la plupart des critiques que j’ai pu lire, je n’ai pas vraiment aimé. C’est bien écrit, très bien même. A tel point qu’on ne croit pas une seconde que la protagoniste a 14 ans. Ce sont les souvenirs d’Alice Develey avec sa façon d’écrire aujourd’hui. Et je pense que ce sont des souvenirs biaisés par son souvenir qui reste traumatique ce qui rend toute son expérience relatée ici très négative. Tous les soignants sont méchants, masochistes, il n’y a ni soin, ni accompagnement. Alice est gavée, attachée, confinée. Le récit n’est qu’une suite de maltraitances sans aucun recul et c’est vraiment dommage. Il n’y a dans cette histoire aucun adulte de confiance, les parents sont horribles (heureusement que la lettre de sa mère à la fin relativise un peu les choses), les soignants sont méchants. Finalement, c’est le copier-coller du journal intime d’une ado qui va mal. A ne pas mettre entre toutes les mains (j’imagine assez mal faire lire ce récit à un.e ado anorexique qu’on voudrait soigner!).

Entre journal intime et tranches de vie, Alice Develey s'inspire de son expérience pour raconter une hospitalisation pour anorexie dans une unité pédiatrique alors qu'elle avait 14 ans.
J'ai eu du mal à m'immerger dans ma lecture car j'étais souvent un peu en colère. Ce qui m'a chagrinée? le manque de recul de l'adulte face au récit de l'adolescente. J'ai moi-même été admise dans une unité TCA, plus ou moins à la même époque que l'autrice. Je l'ai vécu comme un sauvetage, et non comme un calvaire mais je sais que ce n'était pas le cas de tous patients et patientes. Cependant, j'ose imaginer qu'ils ont réalisé plus tard à quel point une certaine intransigeance est nécessaire quand on a affaire à des êtres qui se laissent littéralement mourir de faim. La sonde, la contention, le gavage et les contrats de poids paraissent violents mais sauvent des vies! Pas toujours, notez bien, n'est-ce pas ma douce Johanne?
J'ai fini par comprendre l'autrice voulait un côté un peu brut, non lissé par son soi de 30 ans. C'est ce que reflète d'ailleurs très bien la fin, incroyablement émouvante. le souci c'est que le lectorat ne semble retenir que l'inhumanité des traitements plutôt que la réalité d'une maladie qui s'avère parfois fatale.
Une roman qui me touchait peut-être trop personnellement pour me garantir une certaine objectivité. Rien à redire par contre sur la version audio, interprétée par une Ariane Brousse (déjà entendue dans « Katie ») qui réussit à traduire parfaitement les émotions de la narratrice.

Nous avons un récit très personnel de l'auteure à partir de ses propres souvenirs d'hospitalisation lorsqu'elle était adolescente, de ce fait c'est très difficile de juger le roman car ça touche un sujet très sensible. J'ai trouvé glaçant de voir cette maladie de l'intérieur, nous sommes dans les pensées d'Alice, dans ses réflexions et on suit de ce fait les différents stades et émotions liées à sa maladie ainsi qu'aux traitements qu'elle subit.
Je pense que ce roman n'est pas à mettre entre toutes les mains, je pense que pour ceux et celles qui se battent avec la maladie ou qui viennent de guérir ou sont sur le chemin ça peut être assez difficile à lire. On y aborde également l'aut0mutilati0n assez précisément donc même recommandations sur ce sujet.
L'auteure par ce roman a voulu dénoncer ce que subissent les enfants dans ce genre de service et je trouve qu'elle l'a très bien fait, il est difficile de sortir de ce roman sans une réflexion sur le sujet et un sentiment de colère et de questionnement sur la façon dont les enfants y sont traités.

Attention…coup de cœur!!!
Alice est enfermée contre sa volonté à cause de l'anorexie dans une cellule psychiatrique où elle se sent traitée comme un objet et elle est révoltée par cette situation. Sa voix imaginaire, Sissi, lui dit de ne pas manger et de faire attention et petit à petit c'est la maladie qui prend toute la place et devient presque une raison de vivre.
Elle écrit et lit pour s'évader et oublier, c'est son émotionnel qui entre en scène et ses mots crient sa douleur.
Dans ce livre audio intense, bouleversant, indispensable, l'auteure part d'une partie de son vécu pour expliquer la solitude, l'isolement et la rage qu'elle a ressenti vis-à-vis des traitements qui lui sont infligés sans son consentement et de la souffrance que cette maladie provoque.
La plume est magnifique, poétique, puissante,.. un coup de poing. On pourrait remplir un cahier entier avec ses phrases inspirantes et révoltées, un pur bonheur et une douleur poétique qui arrache le souffle.
La version audio interprétée par Ariane Brousse est très émouvante et forte. On arrive à y ressentir l'impuissance de la situation et la douleur dans son ton de voix. Dans cette version, il y a aussi une interview de l'auteure qui est vraiment intéressante et que j'ai beaucoup appréciée.
Le livre édité à L'Iconoclaste a déjà décerné le prix Première plume 2024.
Je remercie Audiolib pour ce service de presse audio via NetGalley France. Cette chronique n'engage que moi.
Quelques citations:
“Toute écriture est une lutte contre la mort”
“Une phrase c’est pas que des mots, c’est une sentence qui peut coûter toute une adolescence “

Alice a 14 ans. Elle est hospitalisée pour tenter de soigner son anorexie.
Partagée entre colère, impuissance et désespoir, elle entreprend d'écrire son parcours de patiente et son regard sur la maladie.
Un très beau texte malgré une fin décevante et un peu maladroite.

On m'avait recommandé ce livre, mais alors je m'y attendais pas. La lectrice exprime vraiment bien les émotions. Un thème très difficile mais qui est très intéressant car on se met pas forcément dans la situation de la personne concernée. Un roman dur mais que je recommande vivement

Un roman bouleversant sur un sujet au final assez méconnu : l’anorexie.
Le texte était très immersif en audio grâce à la narratrice qui apportait réellement quelque chose au récit ! Une super écoute très prenante !
Alice Develey raconte dans ce roman son histoire avec cette maladie qu’est l’anorexie, ce qu’elle a pu traverser, ressentir, vivre, subir. Une histoire très personnelle mais qu’elle livre très bien. Un roman pour que les personnes qui subissent cette maladie puissent se retrouver dans ses mots trouver peut-être un peu d’espoir par moment et se sentir comprise. Mais aussi pour les personnes comme moi, qui n’ont pas connu de personne souffrant d’anorexie et son inculte en la matière.
J’ai appris énormément grâce à ce roman sur ce sujet, ce que pouvaient ressentir les malades. L’absence totale d’appétit, le manque de considération du corps médical et bien d’autres choses que je vous laisserais découvrir dans le livre.
Je tiens à préciser public averti tout de même, les scènes décrites peuvent être difficiles à lire pour les plus jeunes ou pour les personnes souffrant de cela.

Dans Tombée du ciel, Alice Develey explore l’univers bouleversant d’Alice, une adolescente de quatorze ans internée pour anorexie.
Confrontée à la dureté des traitements et à l’incompréhension des soignants, Alice trouve une lueur d’espoir dans les amitiés qui se tissent et dans l’écriture, son moyen de résister.
Ce roman authentique et sensible donne une voix forte aux douleurs de l’adolescence, tout en soulignant le pouvoir salvateur de l’écriture et des liens humains.
Pour surmonter la douleur, Alice se tourne vers l’écriture. Son journal devient son moyen d'exprimer ce qu’elle vit et de ne pas oublier. Écrire lui permet de résister, de préserver une part d’elle-même et de transformer son désespoir en force.
Avec une plume sincère et émotive, Alice Develey nous offre un récit intense et poignant.
J'ai aimé découvrir ce roman en livre audio et savouré la voix d'Ariane Brousse, que j'apprécie déjà dans d'autres livres. Elle parvient à nous plonger au cœur des épreuves de l'adolescence et de la maladie.
Ce roman, qui touche profondément, reste en mémoire bien après sa lecture, grâce à la force des mots d’Alice et à son courage.

Version audio
Tombée du ciel d'Alice Develey est un énième livre sur l'anorexie. Je n'ai pu être que touchée par cette Alice de 14 ans et la petite voix dans sa tête qui ne cesse de lui répéter qu'elle est trop grosse. Ce roman très autobiographique est poignant mais je l'ai trouvé interminable.
J'ai constaté un grand engouement pour ce roman très fort que, moi, j'ai eu beaucoup de mal à écouter jusqu'au bout. Alice Develey y retranscrit bien la colère contre tous les adultes et la violence qui animent la jeune fille. Elle est maladivement autocentrée sur elle-même et ne peut s'en sortir seule. J'ai regretté que le personnage soignant n'y soit montré que sous son mauvais côté. A croire qu'il fait tout ce qu'il peut pour être méchant avec les enfants. L'anorexie est un sujet très sensible, qu'on ne peut ignorer, mais que faire avec des ados qui se complaisent dans leur malheur ? S'il est sûr que ce fut un calvaire pour Alice, il y a peu de compassion pour ce que peuvent endurer les parents ni pour le personnel soignant.
C'est très bien écrit, mais je n'ai pas cru un instant que c'était le journal d'une jeune fille de 14 ans sous médicaments, le ventre vide. L'auteure s'en explique dans une intéressante interview, à la fin de cette version audio.
J'ai apprécié la voix juvénile d'Ariane Brousse qui colle bien au récit d'une adolescente. Quand elle modifie sa voix pour incarner le personnel hospitalier, j'ai trouvé qu'elle exagérait en lui donnant des accents nunuches ou méchants et indignes du travail ingrat exigé d'eux.

Alice a quatorze ans. Après un rendez-vous chez sa généraliste auquel elle se rend à contrecœur, elle se retrouve hospitalisée d’office en service pédiatrique afin de soigner son anorexie. Car au milieu de ses rapports conflictuels avec sa mère et de ses comparaisons incessantes avec son frère, Alice ne mange plus que trois pommes par jour, et ça dure depuis un moment… Entre sonde nasogastrique, chambre d’isolement et automutilation, c’est pour elle le début d’une longue décente aux enfers…
Avec ce primo-roman, Alice DEVELEY a trouvé en elle le courage de relater l’indicible en mêlant fiction et témoignage. Celui d’exposer ces soignants qui n’en ont parfois que le nom. Il y a les gentils, les naïfs, les négociateurs, les dominateurs, les maîtres-chanteurs… Toute une galerie d’intervenants qui se relaient auprès d’une adolescente isolée pour la faire céder, la faire manger. De gré ou de force. Si l’on comprend parfaitement la nécessité vitale de « renflouer » la jeune Alice, la violence avec laquelle tout ça lui est infligé ne peut que révolter. Pour une gamine que l’on trimballe entre pédiatrie et psychiatrie pour soigner ces maux, les équipes en place manquent cruellement de psychologie. On impose, contentionne, bride les mots, les gestes. Coûte que coûte. On lui fait ingurgiter des médicaments à tort et à travers. Et d’autres encore pour limiter les effets secondaires des premiers. C’est l’escalade. Comme si la fin justifiait les moyens.
À force de se heurter aux murs, Alice perd tout espoir de ressortir un jour de cet hôpital qui la déconstruit chaque jour davantage au lieu de l’aider à remonter la pente, elle qui ne demande au fond qu’à renouer avec la banalité d’un quotidien bien huilé. Car si le combat d’Alice a débuté à travers ses déboires avec Sissi, cet alter égo qui lui susurre sans arrêt d’horribles reproches à l’oreille, ce petit diablotin sans cesse perché sur son épaule, ce monstre de l’anorexie qui lui dévore la tête bien avant les entrailles, il s’amplifie de manière exponentielle quand elle ne se sent ni écoutée ni respectée par le personnel médical ou sa propre famille. Braquée, elle reproduit les mêmes schémas, entre rage et abandon, jusqu’à planifier son suicide pour mettre un terme à cette lente agonie qu’on lui impose sans trop d’explications.
Alice DEVELEY se livre sans concession. Ses mots chantent autant qu’ils crachent à la face du monde. Ils écorchent vif cette soi-disant bienveillance qui pousse les autres à la gaver comme un canard à l’aide d’un tube dans le nez, qui l’oblige à s’exposer nue devant des adultes sans qu’elle n’ait jamais donné son consentement. Le système objetise son corps à l’extrême sous prétexte de la sauver alors que les méthodes utilisées ne font que renforcer ce dégoût qu’elle éprouve envers elle-même et envers ces autres qui ne la comprennent pas. Ce roman, c’est un cri du cœur, un coup de poing dans le cœur, dans l’estomac. C’est l’histoire d’une enfant qui chute et se relève, encore et encore, un cycle infernal entretenu par des mentalités défaillantes.
L’autrice s’interroge à juste titre sur le passé et le devenir de la psychiatrie. Si son récit peut parfois paraître lunaire, je ne peux que tristement appuyer son témoignage pour avoir connu moi aussi ce milieu où les droits des patients sont trop souvent jetés aux oubliettes. Après tout, ils ne savent plus ce qui est bon pour eux. Sinon ils n’en seraient pas là, n’est-ce pas ? J’ignore à quel moment on quitte les soins pour verser dans la violence institutionnelle, mais la problématique est bien réelle. Et pour ceux qui y sont exposés, c’est terriblement destructeur. Autant que la maladie qui amène à l’hospitalisation. Quand des personnes payées pour prendre soin de quelqu’un ne font qu’entretenir cette haine et ce désespoir que l’on ressent pour soi, comme lorsque l’on répète à Alice qu’elle est un cas perdu d’avance ou qu’on la coupe des autres pour mieux le faire céder, à quoi se raccrocher pour retrouver goût à la vie ? Pour (re)faire confiance à l’autre ?
Portée par l’interprétation à fleur de peau d’Ariane BROUSSE, la plume d’Alice DEVELEY se démarque très vite par des métaphores criantes de vérité. Pleine de verve, dotée d’un esprit drôle et affûté, elle n’hésite pas à dire les choses de manière crue entre deux envolées poétiques pour mieux dénoncer ces extrémismes auxquels on soumet une enfant dans le but de la faire ployer. Elle taille dans le vif, au propre comme au figuré, nous livre sans euphémismes ce que c’est que de grandir avec un monstre en soi. Elle appelle à une évolution nette des mentalités pour une meilleure prise en charge, plus humaine, plus à l’écoute. À aucun moment, elle n’occulte sa propre part de responsabilités, mais on sent ce besoin déchirant de faire savoir à quoi ressemble l’anorexie lorsqu’elle est vécue de l’intérieur, loin des versions parfois édulcorées que l’on nous dépeint ailleurs.
Ce roman, c’est une plaie béante qu’Alice DEVELEY débride avec une précision chirurgicale dans l’espoir d’enfin en guérir. C’est une invitation à changer les mœurs, à faire évoluer ce qui est ou non acceptable de faire subir à quelqu’un dans l’optique de l’aider à aller mieux. C’est une prière qu’elle adresse à un dieu sourd et aveugle, un système bancal où les protocoles sont automatisés au point de détricoter l’être humain. J’ai été séduite autant que répugnée, bercée par les mots et les figures de style autant que creusée de l’intérieur par la maltraitance ambiante. En équilibre précaire au bord d’une falaise, j’ai été assourdie autant par les cris que les silences. Un primo-roman inoubliable. Une plume inimitable.

Un texte excellent sur la thématique des troubles alimentaires. Cependant, je ne peux pas mettre un coup de coeur sur un témoignage aussi viscéral, aussi poignant. C'était réussi et très dur à la fois...

🌜𝔸𝕧𝕚𝕤 𝕝𝕖𝕔𝕥𝕦𝕣𝕖 ℕ°35
Bonjour très chers lecteurs, vous allez bien ?
Aujourd'hui on se retrouve avec ✨ Tombée du ciel par Alice Develey
Tombée du ciel m'a complètement happée.
Je peux dire que c'est une jolie révélation, un coup de cœur ❤️
On découvre le quotidien intense d'une jeune fille. Celui d’Alice internée dans un hôpital, luttant contre l'anorexie. Alice va nous partager ces souffrances, ses peurs, sa culpabilité, la solitude mais surtout l'espoir et cette volonté de s'en sortir. Un parcours semé d'embûches dans le cadre cruel de l'hospitalisation forcée.
Je sais que le choix des mots peut être crucial quand on parle de maladie. Souffrant, atteinte où bien luttant difficile de trouver un langage précis et respectueux pour parler de troubles de l'alimentation sans stigmatiser autour de cette maladie.
J'ai écouté ce livre en audio, et je peux vous dire que dès les premières phrases je me suis dit waouh !, ces mots sont percutant , saisissant. Ces crue mais à la fois poétiques. Ça m'a bouleversé, j'ai ressenti de l'empathie pour ses jeunes, c'est écrit avec bienveillance, avec respect cependant elle ne cherche pas a enjolivé la réalité, elle décrit la brutalité de cette maladie,on apprend à voir au-delà des apparences et à comprendre les souffrances invisibles. Comprendre les mécanismes de cette maladie et de ressentir l'impact qu'elle a sur la vie de ceux qui en sont atteints. Elle nous relate également les relations avec le personnel médical qui peut être parfois dure et cruelle, les autres patients l'amitié sur un fils qui se lie et leur famille. Elle met par ailleurs l'importance du soutien dans la guérison.
Un roman touchant quand on sait que Alice Develey témoigne de son expérience personnelle.
Un premier roman, pour comprendre l'anorexie et déconstruire les idées reçues que l'on a sur cette maladie complexe.
Un livre qui a marqué mon esprit, avec respect et bienveillance à découvrir d'urgence !

Il y a des livres qui sont de véritables rencontres et Tombée du ciel d’Alice Develey a eu cet effet sur moi. Dans cette fiction, l’autrice utilise son expérience pour nous raconter l’histoire de la jeune Alice qui se retrouve à l’hôpital pour anorexie. Va s’en suivre un long chemin semé d’embûches de service en service où on lui fera vivre l’enfer.
J’ai déjà trouvé le début poignant, dès les premières pages, la narratrice nous donne le ton, ce que l’on va lire est un témoignage, les souvenirs de l’horreur qu’elle vit au quotidien mais qu’elle a décidé de quitter car elle nous annonce : “Demain, je leur donnerai raison. Je me suiciderai.” C’est puissant de commencer une histoire de cette façon, je n’ai pu cesser de me demander qu’est-ce qui peut la pousser à ça ? Comment arriver à avoir tant mal qu’on décide de se donner la mort ?
Et ensuite le livre n’est qu’une suite de réflexions profondes, belles, touchantes autour des questions de ces maladies…
Que dire de la version audio de ce texte ? Elle ne l’a rendu que plus poignant ! J’ai adoré la voix de la lectrice qui incarnait vraiment Alice !
Pour conclure, on peut dire que c’est un coup de cœur !

Ce roman nous déroute, nous émeut car il nous entraine dans la vie d'une jeune fille de 14ans , Alice, qui va être forcée d'intégrer un hôpital psychiatrique (suite à son anorexie et sa dépression) pendant plus d'un an. On y découvre l'envers du décors, les maltraitance du personnel, les amitiés qui se lient et se délient, l'incompréhension de sa famille.... Ce roman s'avère être en fait son journal intime, elle qui veut coucher sur papier tout ce qu'elle n'a jamais réussi à exprimer.
Alice, ce n'est pas seulement l'héroïne de ce roman mais aussi son autrice puisque même si cette dernière ne définit pas "Tombée du ciel" comme un témoignage, c'est tout de même de sa vie dont elle parle. Beaucoup de scènes nous coupent le souffle par leur horreur et pourtant on perçoit également de l'espoir. Et j'ai espéré moi aussi, à chaque instant de ma lecture, son rétablissement, malgré les horreurs qu'elle subissait, qu'elle s'infligeait.
J'ai été charmée par la plume de l'autrice qui est à la fois très crue et dure (celle d'une jeune fille en plein dégoût de soi, de la vie) et pourtant qui peut également être très poétique. Au même titre que notre héroïne, on ressent parfaitement sa détresse, sa force de caractère, sa colère et son envie de tout envoyer balader. Mais ce n'est pas seulement la plume de l'autrice mais la lecture de la narratrice qui m'a hypnotisée. Elle y a mis toute son âme, à l'image d'Alice qui a mis toute ses émotions dans ses mots.

Un immense coup de coeur.
La plume d'Alice est poétique, profonde.
Le sujet est difficile mais abordé avec beaucoup de sensibilité.

Ce livre a été très laborieux à écouter. Peut-être aurait-il été moins compliqué à appréhender en format papier.
La narratrice est incroyable. Son jeu d'actrice est remarquable. Elle est très douée pour faire passer les émotions à travers sa voix. J'en ai eu des frissons à de nombreuses reprises et même les larmes aux yeux.
Autant vous prévenir, ce texte est loin d'être gaie et agréable. La thématique est lourde et sensible. Je le déconseillerais à celles qui souffrent de problèmes liés à l'alimentation. En revanche, je pense que ce livre pourrait fortement aider l'entourage des jeunes filles souffrant de pathologies telles que l'anorexie.
L'autrice parle à la première personne. Elle ne nous épargne rien de ce qu'elle ressent et de ce qu'elle vit. Elle décrit avec horreur ce qu'elle subit dans l'hôpital où elle est internée. On comprend son désarroi, son mal-être. On se demande comment il est possible de traiter un être humain, un enfant, de la sorte.
Il s'agit d'une fiction autobiographique. L'autrice nous l'explique en fin de livre. Je m'en doutais fortement car le récit est trop plausible, trop immersif pour être purement inventé.
La plume est très belle et percutante. Les mots sont judicieusement choisis et résonnent avec beaucoup d'impact.
Ce livre est très bon mais très dur. Je le conseille à toutes celles qui souhaitent comprendre ce que ressentent les jeunes filles souffrant de TCA.

Je n'ai pas été transportée par la lecture de cet ouvrage. Il m'a manqué de l'émotion malgré le thème très poignant. Le format audio m'a permis d'aller au bout de la lecture, ce que je n'aurais peut être pas fait avec un format papier.

Je n’ai pas accroché du tout.
Point positif déjà c’est que la narratrice convient parfaitement à l’ambiance du texte. Je trouve qu’elle réussi parfaitement à incarner le personnage.
Mais c’est tout ce que j’ai aimé. J’ai eu du mal car le personnage est sensé devoir écrire vite son histoire car elle n’a plus beaucoup de temps avant de pouvoir le faire. Mais pour moi ce n’est pas crédible car elle se perd dans les détails. Or si on doit raconter rapidement et donc essayer d’aller à l’essentiel. C’est peut être bête que ça m’ai bloqué dans mon écoute mais du coup je n’ai absolument pas réussi à m’attacher au personnage ni à réussir à avoir de l’empathie pour elle malgré le sujet absolument pas facile.
Dommage

Je ne connaissais pas du tout ce roman avant de le découvrir sur netcalif et je les remercie eux ainsi que les éditions truc machin pour cette découverte.
On fait la connaissance de Alice 14 ans et qui on va le comprendre très vite et atteinte de trouble alimentaire qui est l'anorexie.
On va donc suivre son parcours à travers les hôpitaux ainsi que découvrir sa détresse et également son passé afin de comprendre comment elle en est arrivé là.
C'était beau criant de vérité, émouvant, révoltant, cette lecture on ne peut pas en ressortir indemne.
En effet à travers l'écoute ou les écrits de l'autrice qui arrive avec justesse à mettre des mots sur chaque moment (on l'apprendra par la suite car en version audio on découvre aussi une interview de l'auteure qui nous explique qu'elle a vécu cela). Donc elle arrive très bien à faire ressortir sa propre souffrance.
On découvre aussi comment l'anorexie est encore assez méconnue mais aussi le jugement des autres, "il suffit juste de manger pour que ça aille mieux" c'est tellement facile à dire mais tellement impossible à réaliser.
Et puis il y a aussi tous ces professionnels de santé qui, en voulant peut-être bien faire plonge dans la maltraitance psychologique.
Pour moi c'est un livre qu'il faut absolument découvrir. Tout d'abord pour que les personnes qui soient atteintes de ce trouble, ne se sentent pas seuls puis pour que les soignants qui s'occupent de ces personnes se rend compte que certains mots, certaines choses peuvent être très dur à vivre, mais aussi pour les proches pour se rendre compte que ce n'est pas du cinéma.
Un petit coup de cœur pour moi

'' Tombée du ciel'' est un roman d'amitié, d'adolescence, qui traite d'anorexie et d'hospitalisation.
C'est un témoignage poignant sur cette maladie qu'est l'anorexie.
Le personnage d'Alice est un double de l'autrice, hospitalisée de 14 à 18 ans . En effet elle s'inspire de sa propre expérience... Et quelle expérience !
Alice est une écorchée vive, et donc son écriture est rude, violente, voire sanglante. L'anorexie, le dégoût de soi et surtout du corps, la peur de grandir, la petite voix dans la tête qui fait du mal et qui détruit... Tout ces choses ont un nom pour Alice : Sissi. Sissi, c'est son double maléfique en quelque sorte..
L'hospitalisation d'Alice dans le livre dure sur un an et demi. Alice se retrouve au pays des cauchemars, Alice au pays des médocs qui lui sont imposés ... Rappelons qu'Alice Develey, elle, a passé plusieurs années hospitalisée ce qui a dû être une expérience encore plus difficile...
AD règle ses comptes avec le personnel hospitalier (même si elle s'en défend en entretien), et aussi (un peu) avec ses parents.
Les seules personnes qui trouvent grâce à ses yeux, ce sont les autres patients. En particulier les jeunes filles de son âge voire un peu plus jeune, des sœurs de galère...
C'est un livre qu'il faut lire ou écouter pour quand on a le moral, il est difficile d'écouter certains passages (automutilation par exemple. ) Éviter aussi de cuisiner ou manger (hémétophobe s'abstenir.)
La jeune Alice, 14 ans, écrit en cachette et poser ses mots sur le papier guérit ses maux...) Cette jeune fille 14 ans a un style d'écriture très mâture, elle écrit comme Alice l'Autrice (désormais trentenaire et journaliste littéraire) ...
Il y a une certaine violence poétique, des réflexions très mûres et intéressantes.
La fin m'a interpellée. La comédienne lectrice réalise une belle performance. Ce fut une écoute difficile par ses thèmes, mais je suis contente d'avoir découvert ce livre. La pastille finale est lue par Alice Develey. En annexe, l'entretien avec l'auteure est intéressant.

En août dernier, je te présentais ce texte dans mon article sur les livres de la rentrée littéraire qui m’avaient tapé dans l’œil. Puis, la déferlante d’éloges qu’il a reçue lors de sa sortie n’a fait que me confirmer mon envie de découvrir *Tombée du ciel* d’Alice Develey. Alors, je me suis littéralement jetée sur mes écouteurs lorsque j’ai appris la parution de sa version audio (que les éditions Audiolib ont accepté de me faire parvenir gratuitement, et je les en remercie) !
Et il faut croire que mon instinct ne m’avait pas trompée, puisque cette écoute de *Tombée du ciel* s’est révélée être un immense coup de cœur - de ceux qui marquent pour longtemps. ❤️🩹
C'est un roman coup de poing, aux thématiques difficiles. Non seulement parce qu’elles me sont personnellement très sensibles (au point que j’ai dû prendre un véritable recul sur cette lecture), mais aussi parce que ce sont des sujets qui concernent de près ou de loin beaucoup de personnes. On y parle d'anorexie (et plus largement de TCA - troubles du comportement alimentaire), d'hospitalisation, de psychologie et de maltraitances médicales - sans filtre, sans tabou et à cœur ouvert.
Alice Develey a puisé dans sa propre expérience pour écrire ce livre d’une violence inouïe - violence contre soi-même, de la part des adultes envers les enfants, des médecins envers les patients, violence aussi psychologique que physique. C’est un roman à vif, révoltant pour tout ce qu’il dit des réalités d’une maladie et de la manière dont on la traite, brûlant de sincérité et de détresse.
Tout ça ressort dans l’écriture de l’autrice, que j’ai trouvée très belle, crue et poétique - avec un vrai travail de la langue qui se ressent, mais sans en faire un texte aseptisé et inatteignable. Au contraire : c’est une écriture qui percute d’autant plus qu’elle nous touche en profondeur. Et ces sentiments sont exacerbés par la magistrale interprétation qu’Ariane Brousse nous offre dans la version audio. Sa voix douce et la sensibilité qu’elle contient ont donné vie à cette jeune fille aussi fragile que déterminée d’une façon saisissante… Au point que ce livre audio devrait être récompensé, d’une manière ou d’une autre.
*Tombée du ciel* est un roman qui dénonce avec brio et devrait ainsi être mis entre beaucoup de mains, parce que c'est le genre de texte qui pourrait être le catalyseur de changements qui tardent beaucoup trop à arriver dans notre société et notre système de santé (en tout cas, il me le fait espérer de tout cœur).
En bref, *Tombée du ciel* d’Alice Develey est un immense coup de cœur. C'est un texte qui frappe fort, autant d’un point de vue thématique que sociétal. Roman à vif, révoltant, brûlant de sincérité et à l'écriture belle, crue et poétique. Magistralement interprété par Ariane Brousse à l'audio... Nécessaire, et à découvrir d'urgence !

Alice a quatorze ans quand elle est internée dans un hôpital. Elle découvre un autre langage, un autre monde fait de blouses blanches et d'insomnies.
Comment tombe-t-on malade à cet âge ? Qu'est-ce qui peut conduire un enfant à cesser de s'alimenter ? Entre ces murs où elle subit des traitements révoltants, Alice rencontre d'autres filles comme elle, tombées du ciel. Elle décide de raconter ces vies minuscules dans un cahier. Écrire devient un moyen de ne pas oublier, et surtout de résister.
*****
Ce témoignage est à la fois touchant, bouleversant, intéressant et révoltant !
J'ai appris et compris beaucoup de chose au sujet du trouble du comportement alimentaire (TCA). Pour les autres, rien de plus simple que de manger mais pour les personnes atteintes de TCA c'est un véritable parcours du combattant.
Et que dire de la manière dont a été traitée Alice lors de son hospitalisation ? Ce n'était qu'une enfant qui avait besoin d'être accompagnée et entourée. Au lieu de cela, elle a fait face à des situations écœurantes et traumatisantes.
Ce roman est vraiment brut, il raconte le vrai, la maladie telle qu'elle est. Sans filtre.
La plume est belle, vive et profondément authentique. L'interprétation audio est très qualitative.
Je vous recommande de découvrir ce roman

J'ai eu un petit peur en me lançant dans l'audio de ce récit, en effet celui-ci parlant de maladie et d'hôpital je me demandai si j'étais prête à me lancer dans celle-ci et je me suis tout de même lancée me sentant prête à la fin Novembre 2024.
Nous allons suivre une jeune fille et sa famille confronté à la maladie de celle-ci qui est l'anorexie, on vit avec elle ses angoisses, la vie familiale, puis l'hospitalisation de celle-ci, la relation avec les soignants, avec les autres patient.
J'ai beaucoup aimé le ton d' Alice Develey, ainsi que la façon dont à l'audio la personne lisant ce livre à le ton juste je trouve on ne tombe pas du tout dans le patos mais on nous narre parfaitement les faits avec les angoisses de cette jeune fille, par rapport à ce qui lui arrive, par rapport au fait aussi de mettre sa vie entre parenthèse, d'arrêter ses études et le fait qu'il n'y a quasiment plus de lien social alors qu'à cet âge cela est primordial.
Je trouve également que l'on comprend mieux cette maladie car beaucoup de gens pensent à tort qu'il est facile de soigner ce type de choses et qu'il s'agit juste de volonté tout comme pour plein d'autre maladie lié au poids.
J'ai beaucoup aimé également l'entretient avec l'auteur à la fin du récit, qui nous indique bien qu'il ne s'agit pas d'un témoignage mais que ce récit s'inspire tout de même fortement de son vécu.
Un livre qui ne peux laissé insensible sur les faits évoqués mais qui est nécessaire à mes yeux pour mieux comprendre ce problème.

Une claque
Avec Tombée du ciel, Alice Develey livre son histoire personnelle, un témoignage poignant sur sa lutte contre l’anorexie. Ce roman est une claque, tant par la justesse de son écriture que par la dureté des réalités qu’il expose : la déshumanisation des patients dans les hôpitaux, réduits à leur poids et à leurs symptômes, sans égard pour leur souffrance intérieure.
En version audio, l’impact est encore plus fort. La narratrice insuffle une émotion brute, rendant l’écoute immersive et intime, comme si l’autrice elle-même nous confiait son vécu. Chaque mot, chaque silence porte une intensité inoubliable.
En bref, ce livre est plus qu’un récit, c’est un cri du cœur, une dénonciation et un appel à changer le regard sur les troubles alimentaires. Une œuvre nécessaire, à lire ou à écouter absolument
Le petit plus, une interview de l'autrice à la fin de l'audio que j'ai trouvé très intéressante.

J'ai du faire une pause au milieu du récit tellement il est dur et fort, c'est sûrement l'un des plus terribles que j'ai pu lire autour de la santé mentale et des TCA en particulier, mais aussi l'un des plus justes et précis sur les émotions, la colère, l'impuissance et les maltraitances qui existent parfois au sein de l'hôpital psy. La lecture audio d'Ariane Brousse est très réussie.

Nouveau service presse pour Netgalley et je ne savais pas vraiment dans quoi je me plongeais. J’avais juste beaucoup vu passer cette couverture suite à la rentrée littéraire de Janvier, et c’est un peu à l’aveugle que j’ai mis ce roman dans mes oreilles.
Ce roman, c’est une histoire d’amitié, de force, de résilience, de révolte, de colère pour une adolescente en souffrance. Inspiré de l’expérience de l’autrice, qui offre, à la fin de cette version audio, une interview très touchante, on plonge dans le quotidien d’une jeune adolescente qui souffre de troubles du comportement alimentaire, hospitalisée. Elle personnifie sa maladie, sous le nom de Sissi, avec qui elle vit ou même survit.
Les mots sont forts, bruts, ils éclatent et peuvent faire mal. Certaines scènes sont terribles et violentes, cette version audio donne une dimension puissante au roman. J’ai écouté cette histoire en partie autobiographique tout au long du mois de janvier, avec des pauses nécessaires car les mots sont durs. En réalité je ne sais pas comment me positionner sur cette lecture, j’ai trouvé très courageux de la part de l’autrice de mettre ce thème en lumière, et je trouve très important d’en parler et que la littérature généraliste contemporaine aborde l’anorexie qui fait partie du quotidien de nombreuses personnes. Je sors complètement de mes lectures habituelles, mais avec vraiment de la difficulté, alors je conseillerai ce roman aux personnes qui sont prêtes à s’y plonger seulement.

Bien que je n'aie jamais vécu cette maladie, j'ai trouvé que Tombée du ciel d’Alice Develey en parlait avec un réalisme saisissant. L’autrice y partage son vécu sans rien cacher, ce qui permet de comprendre pleinement sa souffrance, sa colère, les origines de sa maladie et ce qui l’y retient prisonnière. Elle met aussi en lumière l'impact de la sphère familiale sur la naissance de la maladie. J’ai ressenti chacune des émotions d’Alice avec une vivacité rare.
Le livre dénonce également le système hospitalier, notamment l'hôpital psychiatrique où elle a été internée. Si elle y a rencontré de magnifique personnes, son séjour aura aussi été marqué par un manque d'écoute sur les causes profondes de sa maladie et un acharnement parfois cruel. Elle évoque des traitements très durs : contention, isolement, privations…
Tombée du ciel est un récit qui m'a profondément touchée. Il est cru, sans filtre, mais essentiel pour mieux comprendre cette souffrance et sensibiliser à cette maladie. Attention aux trigger warnings, car rien n'est édulcoré, mais c'est justement cette honnêteté qui rend le livre si percutant.

Dans son premier roman, « Tombée du ciel », Alice Develey nous plonge au cœur de l’expérience sensorielle d’une adolescente confrontée à l’anorexie et à l’enfermement psychiatrique. À travers un journal intime poignant, l’auteure nous fait ressentir, avec une intensité rare, les sensations physiques et émotionnelles qui jalonnent ce parcours douloureux.
Dès les premières pages, j’ai été happé par cet univers que je ne connaissais pas du tout. Les descriptions des traitements subis sont d’une précision chirurgicale, au point que l’on ressente presque la douleur et l’humiliation endurées. Le quotidien de l’hôpital est décrit avec un grand nombre de détails, faisant appel à nos cinq sens.
C’est aussi le journal intime d’une adolescence de 14 ans. Cette période de la vie est source d’émotions exacerbées. La solitude, la souffrance, les questionnements, toutes ces expériences sont vécues à haute intensité, avec peu de recul. Elle vit les interactions avec le personnel soignant comme une relation déshumanisée où son corps devient un objet médicalisé, dépouillé de sa dignité. Heureusement, au milieu de son malaise intérieur, Alice peut aussi compter sur de beaux moments de complicités volés et sur ses souvenirs lumineux qui lui apportent des touches de chaleur et de réconfort. Ces instants contrastent avec la froideur clinique de l’hôpital, offrant au lecteur des respirations bienvenues dans ce récit oppressant.
« Tombée du ciel » est une œuvre immersive où la souffrance physique et psychique est palpable à chaque page. Ariane Brousse interprète avec brio le mal-être de la narratrice. Même si j’ai trouvé ce texte un peu répétitif, parfois plaintif, je comprends la double nécessité d’un tel livre. Alice Develey avait besoin d’une catharsis et nous, de connaître la face cachée de ce système médical qui dépossède les patients de leurs corps et leur enlève leur dignité. Un roman dur qui nous ouvre les yeux !

📖 Tombée du ciel d’ Alice Develey – Un uppercut en version audio 🎧✨
🎤lu par Ariane Brousse que l'on a déjà eu tant de plaisir à écouter avec Maia dans « Les Sept Sœurs » de Lucinda Riley, Katie dans le roman de Michael McDowell, et a également enregistré « Les lendemains » de Mélissa Da Costa ou « La valse des âmes » de Bernard Werber.
🎧 l'enregistrement a été réalisé par le studio Rosalie - de bouche à oreilles..
🖨️Edité par Éditions de L'Iconoclaste et Audiolib.
Ce titre a été sélectionné pour pour le Prix Audiolib 2025.
Accrochez-vous, les papoteurs et papoteuses 📢, parce que ce livre audio, c’est pas une petite balade tranquille. Tombée du ciel, c’est l’histoire d’Alice, 14 ans, propulsée malgré elle dans un hôpital psychiatrique où elle découvre l'univers des blouses blanches, avec son lot d’insomnies, de traitements brutaux et de camarades d’infortune. Un huis clos aussi révoltant que bouleversant.
💥 Une claque
On ne va pas se mentir : ce récit prend aux tripes. Dès les premières minutes, on plonge dans l’univers d’Alice et on ressent toute son impuissance face à un système qui semble plus obsédé par le chiffre sur la balance que par ce qui se passe dans sa tête. Contention, gavage forcé, camisole chimique… on assiste, révolté, à des méthodes qui paraissent tout droit sorties d’une époque que l'on espérait révolue.
Et là, forcément, une question se pose : est-ce encore possible en 2025 ? 🤔 Parce que ce que décrit Alice semble tellement loin des prises en charge que je connais dans mon plat pays où les leitmotiv sont la pluridisciplinaires, intégrant thérapeutes, groupes de soutien, activités, diététiciens, …
Alors, où est l'espoir dans cette perception d’ado en souffrance, qui ne voit que les violences subies ?
C’est là toute la force du texte : ce n’est pas un témoignage objectif sur la psychiatrie des TCA, mais un cri du cœur, un condensé de souvenirs qui frappent fort, avec certains aspects inacceptables. Et s'il y a encore des centres fonctionnant aujourd'hui ainsi malgré notamment LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé et autres directives limitant l'usage de la contention et de l'isolement en heures et non en jours, … on a un sérieux problème. 😶💭
✍️ Une écriture qui crame la rétine 🔥
Alice Develey a une plume brute, poétique, viscérale. Ça fuse, ça hurle, ça brûle. C’est du ressenti à l’état pur, sans filtre, sans concession. Parfois, on se demande comment une ado en pleine tourmente peut écrire avec une telle maîtrise stylistique en temps réel, mais on passe outre, parce que chaque phrase nous met K.O.
« Je ne parlais pas, je criais. Je ne marchais pas, je courais. J'avais du feu dans la poitrine. Je brûlais comme on brûle dans le froid. »
C’est beau, c’est violent, et ça nous laisse sans voix. 😶
🎙️ Une interprétation au diapason
Ariane Brousse insuffle une justesse incroyable à cette ado écorchée vive. Sa voix douce et juvénile colle parfaitement au personnage, nous immergeant encore plus dans son monde fracturé et dans cette douleur insondable. Elle ne joue pas, elle est Alice. Résultat ? Impossible de décrocher. On écoute, on encaisse, on souffre avec elle.
🌈 Un peu de lumière dans tout ça ?
Oui, heureusement même si ténue. 💛 Parce que si ce livre est une plongée dans les ténèbres, il y a aussi des éclats de lumière : l’amitié avec Luce, la tendresse de Mamie, la puissance d’un journal maternel. Et surtout, l’écriture comme un exutoire, un cri pour ne pas sombrer.
🎧 Verdict ?
Un roman puissant, un témoignage fictionnel coup de poing, un livre qui dérange et qui fait réfléchir. C’est pas une écoute facile, mais nécessaire. Certaines scènes flirtent avec le body horror et peuvent être dures à encaisser, donc âmes sensibles, accrochez-vous.
Mais surtout, ce roman pose une vraie question : comment trouver une/des solutions à ce type de problématique ? Ce qui est sûr, c’est que si ce genre de prise en charge existe encore aujourd’hui, il est temps de la faire évoluer.
Bref, préparez-vous à être chamboulés. Et si vous avez déjà écouté, venez papoter en commentaires… parce que clairement, on a besoin d’en parler ! ⬇️🗣️N'hésitez pas à venir en parler sur le groupe fb dédié aux audios : les papotes livresques de l'audio.

J'ai eu le cœur serré. C'est tout ce qui m'est venu à l'esprit à la fin de l'écoute de ce récit poignant. D'autant plus quand j'ai écouté l'entretien avec l'auteur, qui explique s'être très largement inspiré de son vécu pour écrire ce livre (elle a, elle-même, était internée pour anorexie pendant son adolescence).
C'est dur de lire tout cela. C'est dur de lire l'inhumanité de ceux qui sont là pour soigner l'humain. Car le personnel médical ici n'est pas tendre, et leurs pratiques médicales sont affolantes... Personnellement, la scène de la pose de sonde nasale m'a fait l'effet d'un viol. Les pratiques archaïques d'attachements des malades m'ont fait halluciner : comment peut on avoir si peu d'empathie ? Être soignant et autant détester les soignés ?
Avec cet ouvrage, l'auteur veut nous montrer que l'anorexie ce n'est pas que ne pas s'alimenter, c'est tout ce qui va avec. Le mal être très profond que cela inclus. Les tentatives de suicides et les scarifications. Les voix dans la tête, l'enfer sur terre.
Alice Develey nous explique, aussi, l'importance d'écrire dans ces moments là. Pour expliquer à ses proches le pourquoi, si cela est possible. Pour qu'on essaie de se faire comprendre. Pour exprimer SA vérité. Elle souligne aussi l'importance de la lecture, qui console et aide, notamment la lecture des lettres de nos proches ou du fameux cahier de sa maman.
Afin de terminer cette chronique, je souligne le talent de la narratrice, Ariane BROUSSE, qui a su rendre ce long monologue poignant, émouvant, frissonnant. Cela n'a pas dû être simple d'interpréter un tel récit, mais elle y est arrivée avec beaucoup de talent.

J'ai pris énormément de temps avant de rédiger ma chronique de ce roman car il m'a pris à la gorge. J'étais un peu en "otage" de cette histoire cruelle et difficile, je l'étais d'autant plus en sachant que l'autrice a utilisé sa propre expérience pour l'écrire, sans même y inclure les éléments les plus compliqués à ses yeux.
Ce roman nous livre sans filtre l'expérience d'une jeune fille anorexique, qui est obligée de suivre des traitements... barbares, inadaptés, qui ressemblent à une torture.
Je ne pense pas que j'ai plus à en dire. Vu le roman, son contenu, il est difficile de dire que je l'ai "aimé", c'était une lecture extrêmement difficile pour moi. Je ne connaissais pas cette maladie sous cet angle, et j'ai eu peur pour toutes les personnes qui expérimentent la même chose. Je me suis sentie démunie en lisant cette rage qu'a pu généré un parcours de soin si violent.
Difficile à apprécié mais inoubliable et, je suppose, nécessaire. Alors bravo à Alice Develey, car il en fallait du courage, pour en ressortir plus forte, mais aussi pour écrire ce récit.
Le livre audio est très immersif, ce qui rend l’histoire presque plus difficile encore, mais je suis sûre que cela permet d’ouvrir l’esprit des lecteurs alors je vous recommande la version audio !

« La vraie maladie de l’anorexie, c’est la résignation, la soumission au malheur. »
Alice a quatorze ans lorsqu’elle est internée dans un hôpital pour anorexie. Elle a quatorze ans et ne comprend pas ce qui lui arrive. Elle a quatorze ans et « en quelques minutes, [elle est] devenue malade. »
Quand j’ai débuté ce roman d’Alice Develey, je n’ai pas tout suite été portée par les mots. Je suis restée quelque temps à distance, comme une spectatrice observant de loin une vie qui n’est pas la sienne. J’avais du mal à communier avec les sentiments de la narratrice, jusqu’à ce qu’elle soit hospitalisée.
J’ai été profondément choquée par les actes, les paroles et même les silences. Alice ne comprend pas pourquoi elle se retrouve dans cet endroit, elle se débat, elle hurle sa souffrance au monde et personne ne l’écoute. Mais enfin, pourquoi n’a t’on rien expliqué à cette jeune fille ?! N’a t’on pas essayé ? Il s’agit d’un récit subjectif, de l’intimité d’Alice et de ce qu’elle a ressenti au plus profond d’elle-même, mais c’est tellement hallucinant. C’est comme si tous, de son entourage en passant par le médecin traitant et le personnel soignant, étaient partis du principe qu’elle mettait sciemment sa vie en danger. Comme si elle faisait exprès, et qu’il fallait la punir pour cela.
J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de violence dans ce récit. Une violence sourde, qui ne se voit pas forcément mais qui laisse des séquelles. Une violence à la fois physique et psychologique, infligée par Alice elle-même ou par le personnel soignant.
Et puis, il y a cette voix, celle de Sissi, ce petit diable sur l’épaule qui murmure constamment à l’oreille ses idées noires, emportant Alice plus loin encore dans les ténèbres. Je n’ai pas réalisé tout de suite que Sissi était une voix, car elle est tellement présente aux côtés d’Alice, que je l’ai d’abord prise pour une véritable personne. Au départ, Alice l’écoute comme une amie, qui distille de précieux conseils, mais au fil des pages, son moi profond prend conscience que Sissi la tire vers le bas, et elle tente de lutter contre ses paroles. Un combat qui doit demander tellement d’énergie à une jeune fille qui n’en a plus beaucoup.
J’ai été particulièrement touchée par le passage où la narratrice explique l’anorexie, ce qu’elle fait à l’âme et au corps. Son côté pervers et néfaste, d’autant plus qu’elle n’est pas vraiment considérée comme une maladie par la société. Je suis ressortie de ce chapitre complètement retournée et je me suis rendue compte que jamais, avant ce témoignage, je ne m’en étais figurée les dessous.
J’imagine le courage qu’il doit falloir pour s’en sortir. Surtout quand le personnel soignant ne trouve rien de mieux que de pratiquer le chantage, avec récompense à la clé, car selon eux, il suffit de vouloir pour pouvoir. Peut-on réellement envisager de soigner ce genre de maladie sans soigner l’esprit, sans même chercher à comprendre son origine ? Ce témoignage se déroulant dans les années 1990, j'ose espérer que la situation dans les hôpitaux est sensiblement différente aujourd'hui, et qu'un suivi psychologique est mis systématiquement en place.
Et puis, il y a ce journal de la mère, qui arrive un peu comme une délivrance et qui m’a bouleversée. Jusqu’à présent, nous n’avions d’elle qu’une image restreinte, esquissée par la perception d’Alice, à moins que ça ne soit celle de Sissi. Mais, on découvre une mère désemparée par ses propres limites à aider son enfant. Une mère à qui on n’explique rien, ou si peu et si mal qu’elle est aux prises avec un fort sentiment de culpabilité.
J’ai été marquée par de très nombreux passages, qu’il s’agisse du sujet en lui-même ou de l’écriture, très incisive et tellement intense.
« Tombée du ciel » est un témoignage particulièrement impactant sur l’anorexie, où chaque phrase vous dévaste par sa vérité crue et la puissance des mots choisis. C’est tellement poignant, tellement acéré que ça serre le ventre, ça lessive et ça réveille ! Un témoignage qui mérite d’être mis en lumière, pour éveiller davantage les consciences.
Comme toujours, l’interprétation d’Ariane Brousse est fabuleuse, d’une justesse saisissante. Elle incarne Alice dans toute sa douleur, et c’est tellement fort que j’ai été physiquement secouée. La colère s’est souvent invitée, et avec elle ce noeud à l’estomac qui vous donne envie de hurler. Une version audio aussi puissante que les mots !
Roman lu dans le cadre du Prix Audiolib 2025.
Chronique détaillée sur le blog.
Caroline - Le murmure des âmes livres.

Il y a des livres dont on ne ressort pas indemne.
Ici c’est clairement le cas. Chaque mot a un poids, parfois j’avais l’impression de recevoir un coup d’ailleurs.
Le personnage est à l’opposé de qui je suis, et pourtant je n’avais qu’une envie, lui tendre la main, un peu comme à une petite sœur. J’ai eu mal pour elle, j’ai vécu POUR elle ces derniers jours, comparant forcément sa vie à la sienne et me disant que j’étais chanceuse. J’ai l’impression qu’elle se tient parfois à mes côtés encore.
Merci. Merci pour ces informations qui m’éloignent d’un jugement à la va vite que j’aurai pu avoir avant cette lecture concernant l’anorexie, merci de porter haut et fort les maux de certains, merci.

Il y a des livres qui laissent une trace, qui vous abîment, qui vous transpercent, qui vous bousculent. Et celui ci en fait partie, et de loin. Je l'ai commencé la boule au ventre, je l'ai terminé les yeux rempli de larmes.
Avant même de m'attacher à Alice, à son histoire, j'ai été complètement bouleversée par l'écriture d' @alicecilad . C'est le genre d'écriture dans laquelle chaque mot à sa place, chaque phrase a un sens profond, rien n'est laissé au hasard. Et pourtant c'est une jeune fille de quatorze ans qui parle dans ce récit, mais avec un regard si perçant sur le monde qui l'entoure.
Il y a des passages tellement difficiles à lire, des situations dramatique, une jeune fille à la limite de la mort à chaque instant et pourtant... Il y a l'amitié, il y a la beauté, il y a l'espoir.
Le corps médical y est vivement critiqué, et comme le précisé l'autrice, même si ce livre n'est pas autobiographique, il recèle de "débris de souvenirs". Et comment peut il en être autrement lors qu'à quatorze ans vous êtes nourrie de force et mise en camisole ?
C'est un récit plein de colère, plein de regret, mais aussi plein de pardon et de résilience. Vous ne saurez pas comment terminé cette histoire, mais je ne peux que souhaiter le meilleur à cette petite fille, qu'elle ai dix ans, quatorze ou trente.

Alice Develey a 14 ans lorsqu’elle est internée pour anorexie en pédiatrie puis en psychiatrie. Elle a été hospitalisée pendant un an et demi, vivant un véritable cauchemar. Seize ans plus tard, sa colère est intacte et seule une question demeure : pourquoi lui a-t-on subir tout ça ?
Dans Tombée du ciel, on ressent l’urgence d’Alice Develey de décrire ce qu’elle a subi. Contention abusive, sonde pour forcer à manger, dépossession de soi, … En tant que lecteur, on ne peut s’empêcher d’être révolté de découvrir ces traitements indignes, inhumains car ils dissocient le morphologique du psychologique sans prendre en compte l’individualité de chaque patient.
Alice Develey ne revendique pas avoir écrit un témoignage avec Tombée du ciel. Avec des morceaux de souvenirs, elle a composé une fiction. Tombée du ciel se veut être le journal intime d’Alice, la narratrice de 14 ans qui est hospitalisée de force. En prenant le point de vue d’une adolescente, Alice Develey adopte la candeur, l’intransigeance et les contradictions qui sied à un individu de cet âge. Cependant on sent que la Alice adulte n’est pas très loin et parfois elle prend la parole avec le recul d’une femme de trente ans.
Tombée du ciel est narré par Ariane Brousse. La voix de la comédienne a su rendre justice à se livre poignant. Elle a su rendre ce long monologue émouvant et frissonnant. Ses intonations correspondent parfaitement à la dureté des épreuves vécue par la narratrice, tout en apportant une touche de douceur et d’espoir.
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