
La vie ossécaille
Un an à Taipei
par Léna Vathy
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Date de parution 16 janv. 2025 | Archivage 31 janv. 2025
Noir sur Blanc | Notabilia
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Résumé
"L’assistante prononce plusieurs fois mon nom de famille tout bas, entre ses dents, joue avec sa sonorité. À chaque répétition, mon nom se transforme, s’altère, il ne ressemble déjà plus au paysage d’où il vient.
Elle garde finalement deux sons, qu’elle dessine dans l’air avec son index, cherchant quelle écriture leur donner parmi les myriades de caractères qu’ils appellent.
L’assistante me demande ce que signifie mon prénom — son étymologie, son histoire. Pour le traduire, elle choisit un pictogramme qui évoque la beauté et la royauté : le jade. Elle lui joint en deuxième caractère le calme, la sérénité.
Je lui avoue que c’est une vertu que je ne possède pas. Elle me répond que c’est bien là l’intérêt de la placer dans mon nom : me conduire à la cultiver.
Enfin, pour le troisième caractère, qui sera placé en premier, elle choisit la saison où je suis née. Reste à compter l’ensemble des traits qui composent les trois caractères et à vérifier si ce chiffre porte bonheur, si le nom est propice. Le comité retient son souffle : 41. C’est un très bon chiffre, qui appelle d’heureux présages.
Le nom est donné. L’assistante le recopie sur tous les papiers administratifs et dans mon carnet pour que je puisse le montrer.
J’ai été nommée à Taipei. Je ne croyais pas si bien dire. Une douce chaleur vient dissiper un peu mes brumes. Au milieu de l’hiver taipéien, on m’a appelée Été."
Cernée par la mer et par la Chine, Taïwan est une île. Dans ce territoire des confins, en sursis, il faudra que Xia, qui ne s’appelle pas vraiment Xia, mène sa quête, quitte à se désagréger, s’oublier, pour pouvoir ensuite se recomposer comme les fragments d’un nouveau langage.
"L’assistante prononce plusieurs fois mon nom de famille tout bas, entre ses dents, joue avec sa sonorité. À chaque répétition, mon nom se transforme, s’altère, il ne ressemble déjà plus au paysage...
Formats disponibles
FORMAT | Ebook |
ISBN | 9782889830800 |
PRIX | 14,99 € (EUR) |
PAGES | 192 |
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Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre

« Os-écaille, jiaguwen : ‘tortue-os écriture’. Du temps où les idéogrammes n’étaient encore que des dessins gravés sur des carapaces de tortue et sur des omoplates d’animaux » ● Une jeune femme travaillant au ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur comme chargée des relations internationales participe à la campagne de recrutement ironiquement appelée « la transparence » pour être nommée dans un poste du réseau diplomatique français à l’étranger. « Par un coup de fil improbable, on lui avait proposé Taipei. » Il lui faut faire ses malles et affronter les trente-six heures de voyage pour arriver non pas à l’ambassade, car Taïwan n’étant pas un pays, nous n’y avons pas d’ambassade, mais au « Bureau français », au trente-deuxième étage d’une tour. On lui présente l’équipe et on lui demande ; « Chère madame, est-ce que vous avez déjà un nom ? » Car il lui faut un nom chinois, librement choisi. Ce sera « Xia », « l’été ». Puis il lui faut prendre ses marques, trouver un appartement, tout cela sans parler le moindre mot de chinois… ● C’est une très bonne surprise que ce premier roman racontant avec humour et poésie l’intégration, ou plutôt la non-intégration, d’une Française à Taïwan. On assiste à ses multiples tâtonnements, dans tous les domaines, professionnels comme personnels. ● La novice en diplomatie se rend compte que son travail sera plutôt léger et assurément déceptif : « A cet instant, elle comprend l’essence même de la diplomatie : se proposer un horizon grandiose, atteindre péniblement le milieu du gué, comme c’était prévisible, le raconter avec assez de panache pour laisser croire qu’on a réussi. » ● Pour la rencontre du ministre français de la Recherche avec son homologue taïwanais, on lui demande carrément de rédiger des « éléments de langage » (« EDL ») pour les deux interlocuteurs ! Ce sera donc, dit-elle, « une rencontre formelle et confidentielle entre deux ministres, mais dont personne n’aura jamais connaissance, où ils vont chacun se donner la réplique comme des marionnettes, sur la base d’éléments hors sol rédigés par une débutante »… ● Les chapitres sont ponctués par des idéogrammes dont l’autrice nous explique la signification. Des passages en italiques au « je » alternent avec d’autres passages à la troisième personne. C’est un peu artificiel mais cela fonctionne plutôt bien. L’inclusion de dialogues SMS ne m’a en revanche pas paru très heureuse : la rupture de ton est trop grande. ● Mais j’ai été charmé par ce petit récit fondé sur le dépaysement, une lecture bien agréable qui m’a rappelé mes propres souvenirs d’installation à l’étranger. Je le recommande ! Je remercie #NetGalleyFrance et les éditions #NoirSurBlanc de m’avoir permis de lire #LaVieOssécaille.
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