
Isidor, une vie juive
par Shelly Kupferberg
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Date de parution 26 sept. 2024 | Archivage 30 oct. 2024
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Résumé
Comme en écho au Jardin des Finzi-Conti, une œuvre poignante sur la chute brutale de ces intellectuels politiquement naïfs, dont le destin a été balayé par le régime nazi.
La vie du Dr Isidor Geller est un modèle de réussite. Homme d’affaires respecté, conseiller du gouvernement, multimillionnaire, amateur d’opéra, collectionneur d’art et, après deux mariages ratés, en couple avec une ravissante chanteuse, il a fait du chemin depuis son shtetl de Galicie autrichienne. Certes, dans la Vienne des années 1930 bruissent les échos d’un ordre politique nouveau, mais Isidor en est sûr, rien ni personne ne peut l’atteindre – et sûrement pas ces vulgaires nationaux-socialistes.
Mais, en 1938, c’est l’Anschluss et tout bascule.
Près de quatre-vingts ans plus tard, son arrière-petite-nièce Shelly Kupferberg expose la blessure familiale. S’appuyant sur des documents officiels, des lettres ou encore le journal de son grand-père, lui-même parti sur les traces de cet oncle à l’histoire tragique, elle raconte le parcours d’un homme qui souhaitait faire de sa vie une œuvre d’art et n’a pas su voir la haine et la violence qui couvaient sous les ors des appartements de ses plus proches amis…
Née à Tel Aviv en 1974, Shelly Kupferberg a grandi à Berlin-Ouest et a étudié le journalisme, le théâtre et la musique. Journaliste et animatrice radio, elle anime régulièrement des rencontres avec des auteurs internationaux dans les plus importants festivals littéraires. Isidor, une vie juive, son premier livre, a connu un vif succès en Allemagne.
Shelly Kupferberg vit toujours à Berlin avec sa famille.
Traduit de l’allemand par Matthieu Dumont.
Comme en écho au Jardin des Finzi-Conti, une œuvre poignante sur la chute brutale de ces intellectuels politiquement naïfs, dont le destin a été balayé par le régime nazi.
La vie du Dr Isidor Geller...
Formats disponibles
FORMAT | Grand Format |
ISBN | 9782714499783 |
PRIX | 20,00 € (EUR) |
PAGES | 208 |
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Isidor une vie juive par Shelly Kupferberg
Belfond
« Je suis surprise de découvrir que tant de preuves sommeillent encore dans les tiroirs et sur les étagères des salles d’archives. Celles-ci mettent parfaitement en lumière la vitesse inouïe à laquelle les nazis, à Vienne, ont mis en œuvre leurs projets longuement prémédités. »
Documents après documents, preuves à l’appui, Shelly l’arrière petite nièce exhume une histoire qui pourrait être des plus banales si ce n’était pas une simple histoire de famille mais l’histoire d’un effacement.
Comment se fait-il que plus de 80 ans après les faits, les tiroirs des administrations viennoises regorgent de papiers attestant de spoliations, d’octrois, de vols et d’identités bafouées au nom d’un idéal politique, du bon vouloir d’un seul homme, le tyran politique que l’on sait.
Les ancêtres de Shelly étaient pourtant intelligents, érudits, fins lettrés, et amateurs d’art. Israël dit Isidore Geller, l’arrière grand-oncle, était un homme qui avait lui-même bâti son empire, conseiller au gouvernement, on l’écoutait, on admirait cet homme doux, gentil et prévenant avec son personnel de maison, collectionneur d’art, amateur de femmes, démesurément riche, il n’en était pas moins généreux.
Quand en 38, l’Anschluss brise les rêves de beaucoup, Isidore, naïvement ne veut pas y croire, il ne peut tout simplement pas y croire. Et pourtant, il sera trahi dans sa propre maison, les portes qui lui étaient acquises se referment, les appuis d’hier disparaissent. Le parti nazi lui prendra tout, il ne lui restera même pas sa dignité quand à 52 ans il baissera définitivement les armes.
« Tout a disparu. Saisi. Volé. Spolié. On a effacé un homme – d’abord ses effets personnels, puis son corps. Tel était le plan des nazis, reproduit des millions de fois. »
C’est l’histoire de sa famille que Shelly Kupferberg nous relate, une histoire poignante qui fait écho à tant d’autres. L’histoire de son grand-père Walter, de tout ce qu’il avait inscrit dans son journal et celle si touchante d’Isidor.
Regardez bien la magnifique couverture de ce livre, regardez bien cette biche, son regard viendra vous saisir à un moment du roman, comme un signe d’hier qui aura traverser les âges.
Un magnifique roman !

Shelly Kupferberg nous plonge dans une histoire bouleversante et essentielle avec L'Anschluss d'Isidor Geller. À travers les archives familiales, lettres et photos retrouvées, elle explore le destin tragique de son arrière-grand-oncle, Isidor, un homme d’affaires prospère et collectionneur d'art, qui ne pouvait imaginer que l'Anschluss de 1938 anéantirait sa vie. Naïf face à la montée du nazisme, il se retrouve trahi et spolié, perdant tout ce qu'il avait construit, jusqu'à sa dignité. Ce récit, à la fois intime et universel, nous rappelle la brutalité de l'effacement des vies sous le régime nazi, et comment l'Histoire a anéanti des existences comme celle d'Isidor. Kupferberg tisse une fresque poignante, alliant mémoire familiale et Histoire mondiale, qui honore ces vies effacées. Un hommage vibrant à la résilience humaine.

Au-delà de cette couverture simple mais lumineuse, d'un symbolisme qui se veut apaisant, se cache le récit de la vie d'Isidore, un notable juif passé par l'étau du nazisme. Le tout relaté par la journaliste et autrice allemande Shelly Kupferberg, descendante du personnage éponyme, petite-fille de l'historien Walter Grab. À travers l'histoire de la famille, l'autrice nous offre un portrait de la capitale autrichienne très précieux, qui a transformé l'héritage de la Mitteleuropa en une ville ou les habitants ont voté à 99 % pour l'annexion d'e l'une Autriche occupée par les troupes allemandes lors du referendum organisé le 10 avril 1938.
Walter Grab est l'aïeul de Shelly Kupferberg, il fut également le neveu d'Isidor, le fils de sa sœur. La vie d'Isidore Geller, dont le vrai prénom était Israel, de sa sœur et du reste de la fratrie, c'est la vie des parents. Par le biais des souvenirs de Walter, le neveu de l'un, grand-père de l'autre, qui avait fui la Vienne antisémite et annexée pour rejoindre la chaude Tel-Aviv. L'autrice retranscrit la correspondance de son grand-père, et en évoquant simultanément la vie de ses deux aïeux, elle expose également les destins différents au sein d'une même famille que le nazisme a réservé aux Juifs : Internement, déportation, emprisonnement, assassinat, mais aussi fuite. L'un et l'autre témoignent d'une tranche d'époque différente qui nous permet d'observer l'évolution de la condition de la communauté juive au sein de la ville habsbourgeoise et justement l'évolution de Vienne depuis l'empire jusqu'au retour de l'indépendance autrichienne, enfin retrouvée. Walter est le dernier repensant dans cette famille de la magnificence viennoise, qui est parfaitement bien décrite dans le texte. Une ville habitée par un multiculturalisme unique, qui a participé à la richesse culturelle de la ville.
Isidor, c'est la figure type de l'homme parti de rien qui a réussi, et par sa judaïté s'est retrouvé au pire moment de l'histoire dans le pire lieu possible. Une judaïté qui a été un prétexte fallacieux pour le déposséder de tout ce qu'il avait construit pour devenir un "conseiller au commerce" au centre de la vie économique et culturelle de la ville. L'autrice reconstruit la lente et acharnée ascension d'Isidor, et d'ailleurs de ses frères, David, Nathan et Rubin et sœur, Fejge, qui ont réussi dans leur branche respective, issus d'une famille galicienne, de deux parents juifs orthodoxes, qui vivaient repliés sur eux-mêmes et leur religion. Les différentes tranches biographiques que relate Shelly Kupferberg mettent en exergue la jalousie et l'envie exacerbées qui ont amené, entre autres, le national-socialisme à l'avant-scène. Ce que Shelly Kupferberg répète plusieurs fois, après chaque épisode raconté de la vie de cet arrière-grand-oncle, et qui attire l'œil, c'est cette précision sur le fait qu'Isidore, dans le confort de son cocon, a absolument sous-évalué la puissance de la haine antisémite grouillante, et en croissance exponentielle, du microcosme viennois, d'une part, et du monde germanique d'autre part. L'exploration des membres de la famille Geller, d'Isidore et de Walter en particulier, permet de démontrer l'évolution du judaïsme, qui va avec l'évolution historique de l'Europe centrale. Entre yiddish et allemand, les uns tel Isidor changent leur prénom pour mieux s'intégrer dans la haute société pour être des Juifs "émancipés, assimilés".
Walter apparaît comme l'héritier spirituel d'Isidor, éteint par la maltraitance, parti à dix-neuf ans, dont la ténacité de la petite-fille semble prendre le relais en relayant la mémoire de ses deux aïeux, dont le seul souvenir qui soit survenu jusqu'à eux est une ménagère. Isidor est mort dans l'oubli, en revanche, ses biens ont fait le bonheur de petits chefaillons nazis, qui n'ont pas vu grand trouble moral à posséder des objets ayant été dans les mains de ces mêmes Juifs qu'ils abhorraient et considéraient comme inférieurs : l'avidité n'a elle que faire des religions ou des races. Une certaine forme de justice est rendue, même si elle ne sera jamais à la hauteur des ignominies subies par Isidor et la famille Geller : rendre à Isidor la mémoire qui est la sienne.

Beaucoup d’émotions dans cette lecture . L’ autrice nous emmène dans la quête de son histoire familiale et nous découvrons comment la nazisme et l’antisémitisme a envahi l’Autriche .
Il y a une certaine banalité qui fait peur dans la succession des événements parcque j’ai le sentiment que tout peut basculer à nouveau .
La guerre est aux portes de l’Europe, ailleurs dans le monde également et pourtant les hommes oublient ce passé pas si lointain .
D’une certaine façon l’autrice nous le rappelle à travers son histoire , elle rappelle aussi que rien ni personne n’est épargné .
Il y a beaucoup de sensibilité dans cette histoire mais aussi une réalité froide .
Il ne faut jamais cesser de répéter de ne pas oublier
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