Cérémonie d'orage

Ce titre a été archivé. Il est désormais indisponible sur NetGalley.

Commandez ou achetez ce livre dans votre point de vente préféré !

Envoyer des titres NetGalley directement à votre Kindle ou votre application Kindle.

1
Pour lire sur votre Kindle ou dans votre application Kindle, merci d'ajouter kindle@netgalley.com en tant qu'adresse e-mail approuvée pour recevoir des documents dans votre compte Amazon. Veuillez cliquer ici pour des instructions détaillées.
2
Ensuite, retrouvez votre adresse e-mail Kindle dans votre compte Amazon et ajoutez-la ici.
Date de parution 8 janv. 2025 | Archivage 14 janv. 2025

Vous parlez de ce livre ? N'oubliez pas d'utiliser #Cérémoniedorage #NetGalleyFrance ! Cliquez ici pour plus de conseils


Résumé

Une pluie ininterrompue s'abat sur Londres. La planète est inondée, les gens vivent et travaillent au sommet des gratte-ciels tandis que les eaux montent et la folie collective gronde. Trois soeurs aux liens distendus (Irene, Isla et Agnes) se trouvent réunies, à la mort de leur père éminent architecte, au sein de son magnum opus, une spectaculaire maison de verre bâtie sur l’eau. Par leurs récits, la vie chaotique des filles se révèle, et les souvenirs étranges resurgissent. Elles ignorent tout de la véritable raison de leur présence ici.

Une pluie ininterrompue s'abat sur Londres. La planète est inondée, les gens vivent et travaillent au sommet des gratte-ciels tandis que les eaux montent et la folie collective gronde. Trois soeurs...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782413088653
PRIX 22,00 € (EUR)
PAGES 304

Disponible sur NetGalley

NetGalley Reader (PDF)
Application NetGalley Bibliothèque (PDF)
Envoyer vers ma Kindle (PDF)
Télécharger (PDF)

Chroniques partagées sur la page du titre

Cérémonie d'Orage de @juliakarmfield publié chez @editions_la_croisee service presse de @netgalleyfrance

Julia Armfield nous livre ici un véritable ovni trouvant son origine dans une sorte de réinvention du Roi Lear.

Irène Isla et Agnès sont trois sœurs qui voguent entre l'amour, la rancœur, la perte, tandis que le monde autour d'elles sombre. Car le monde est inondé, par une pluie incessante, depuis tellement longtemps que tout le monde s'y est accoutumé : on vit dans des gratte-ciel, on va travailler en ferry... En même temps, des rituels obscurs refont surface.

Après la mort de leur père, grand architecte, dont le plus grand succès est la construction d'une maison en verre bâtie sur l'eau, les trois sœurs se réunissent. Dans cette maison de verre, les sœurs vont tour à tour faire ressurgir souvenirs et secrets.

Oscillant à chaque chapitre, entre les points de vue de chacune des sœurs, le livre nous laisse pénétrer dans l'intimité de cette famille, qui n'en a que le nom. Les trois sœurs ne s'étaient pas vues depuis des années avant le décès de leur père, et ce ne sont pas les obsèques qui vont les réunir. Le décès de leur père est d'ailleurs une sorte de personnage secondaire dans le livre.

J'écris cette chronique juste après avoir fini le livre et j'ai l'impression de sortir d'un rêve fiévreux : ce livre met en évidence des problèmes qui coïncident avec notre époque. Cela rend la lecture parfois anxiogène, mais c'est pour moi en cela que l'œuvre prend tout son sens !

En même temps Julia Armfield, nous livre une incandescente vision de l'amour. Chaque sœur a le droit à sa version de l'amour, une d'entre elles dira même ironiquement "le Roi Lear et ses trois filles gouines". Mais l'amour ici n'apporte pas toujours toutes les solutions, il peut être parfois rude, parfois impossible. Mais peut permettre de trouver un équilibre et de rendre les choses supportables.

Julia Armfield nous livre donc ici un palpitant livre qui retrace une terrible histoire de famille, tout en donnant une place importante à l'évolution urbaine face à un monde apocalyptique.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Merci aux Éditions La Croisée et à Netgalley pour ma dernière lecture de l'année !

Comme toujours avec cette maison d'édition, il faut s'attendre à être surpris.e dans sa lecture. On m'avait convaincue de le lire en me pitchant "les trois sœurs sont queers". Avouez, ça vend du rêve - et c'était vrai. Le côté post-apocalyptique, quant à lui, fait moins envie. Imaginez un monde où il pleut 90% du temps. Les bâtiments sont inondés, des tas d'endroits ont disparu de la surface du globe, on prend le ferry pour aller travailler. On vit dans l'humidité. Fun.

Ajoutez à ça une relation compliquée entre (demi)sœurs, et le décès du père avec tout ce que cela implique... J'ai d'ailleurs eu un peu de mal à différencier les sœurs au départ (surtout les deux dont le prénom commence par la même lettre), mais on alterne entre leurs points de vue et ça aide assez bien. On voit ainsi leur quotidien, mais aussi leur relation à leurs sœurs, comment elles ont grandi, leurs parents... et leurs histoires de cœur !

Les tranches de vie s'enchaînent, parsemées de soucis de succession, mais alors, accrochez-vous : les 50 dernières pages renversent totalement la tendance. J'ai même été hyper chamboulée, car rien ne laisse présager que l'histoire prendra un tel tournant. Et la fin est très abrupte - un peu comme dans "Abondance", chez le même éditeur. Il faudra accepter de ne pas avoir toutes les réponses

Cet avis vous a-t-il été utile ?

CEREMONIE D'ORAGE de JULIA ARMFIELD

4/5
____ Dans ce roman, on suit trois soeurs, dont le père est décédé, se retrouvent a cette occasion et revivent émotionnellement leur histoire familiale. En même temps, le monde est saisi par une sorte d'apocalypse avec une pluie incessante qui met en péril le monde. Et j'ai passé un bon moment dans cette lecture. Après our wives under the sea de Julia Armfield que j'avais bien aimé, j'avais hâte de lire celui-ci. Je suis super contente que cela soit traduit. Je me suis laissée porter par l'écriture, j'ai beaucoup apprécié les personnages. Les thématiques abordées sont cools. Ce n'est pas un coup de coeur parce que j'ai pu par moments trouver le roman long, il m'a été difficile de l'enchainer rapidement. Qui plus est, il faut le savoir on est dans un roman très atmosphérique, assez lent, ne vous attendez pas a de l'horreur qui pète dans tout le sens quoi. Mais j'ai tout de même trouve cette lecture très intéressante et j'ai passé plutôt un bon moment.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Julia Armfield est une autrice incroyablement talentueuse, ce qui rend l’ensemble captivant. Chaque personnage a une voix et une personnalité distinctes, si bien qu’on peut être agacé par eux sans jamais les détester. La description du monde, une ville grise, inondée et sous une pluie incessante, est saisissante et renforce parfaitement le malaise ambiant. J'ai adoré chaque moment passé avec ces personnages, entre exploration de leurs traumatismes, survie face à la fin du monde, et clins d’œil aux classiques de l’horreur.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Remplacez le meme du chien dans sa maison en feu qui dit "This is fine" par 3 soeurs dans une maison qui prend l'eau et vous obtenez Cérémonie d'orage de Julia Armfield.

Trois soeurs dysfonctionnelles apprennent que leur père vient de décéder. Leurs vies déjà en bordel s'en trouvent encore davantage bouleversées, que ce soit au niveau professionnel, amoureux ou familial. Ah oui et il pleut.

Leurs souvenirs reviennent à la surface comme des mystères flottant. Leur père était étrange, mais il n'y avait pas que lui, il y a longtemps la mère d'Isla et Irène s'est suicidée, celle d'Agnès a disparu. La femme de ménage qui a trouvé le corps du père s'est enfuie sans donner de nouvelles. C'est bizarre cette pluie quand même c'est de pire en pire.

Redite assumée du Roi Lear, l'héritage de leur père, un architecte très connu, vient taper dans la fourmilière des trois soeurs Carmichael, une seule héritera de l'immense maison familiale conçue par leur père. L'eau commence à couler du plafond, ça devient inquiétant non ?

Les trois protagonistes, chacune dans leur genre, ont des personnalités et problèmes bien distincts, on arrive à bien les aborder, aini que leurs relations bien que le livre ne soit pas très long. Il y a un décalage très drôle, bien millennial, dans cette gestion du quotidien, alors que tout prend l'eau.

Au départ anecdotique et peinte en toile de fond, l'eau devient de plus en plus présente et de plus en plus angoissante, plongeant l'histoire de mise en garde écologique en conte horrifique.

Une lecture très plaisante qui donne envie de lire toute la bibliographie de l'autrice.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Dans Cérémonie d’orage, Julia Armfield, nous plonge dans un univers à la fois onirique et oppressant, où les flots ininterrompus d’une pluie apocalyptique servent de toile de fond à un huis clos familial bouleversant. Les trois sœurs Irene, Isla, et Agnes réunies dans la maison de verre, conçue par leur père, à la suite du décès de ce dernier, explorent leurs liens fracturés, leurs amours tumultueuses, et leurs secrets enfouis.

Julia Armfield excelle à mêler le personnel et l’universel, peignant un tableau troublant d’un monde au bord du gouffre tout en sondant les méandres de l’âme humaine. L’écriture, à la fois lumineuse et empreinte de mélancolie, offre une réflexion poignante sur l’amour, la mémoire, et la résilience face à l’effondrement. En jouant sur les points de vue et les récits intérieurs, l’autrice fait émerger une chœur de voix intimes qui captivent et émeuvent.

Cérémonie d’orage est une œuvre singulière, à la fois belle et dérangeante, qui laisse les lecteurices hantés bien après la dernière page.

Merci à Julia Armfield pour cet excellent moment de partage, merci à Letitia Delvaux et Laure Jouanneau-Lopez pour la qualité de leur traduction, merci aux éditions La Croisée pour cette découverte et merci à Netgalley pour la mise à disposition.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Dans un Londres ravagé par les pluies et la montée des eaux, dans un monde de plus en plus bancal, tentent de survivre trois sœurs, Isla, Irene et Agnes. Elles ne s’aiment pas spécialement, n’ont pas de grands contacts, et pourtant, les circonstances vont les voir obligées à se rapprocher. En effet, suite au décès de leur père, les trois jeunes filles vont devoir apprendre à nouveau à communiquer.

Mais quel roman. J’en suis ressortie bluffée. Et pourtant, le début ne laissait pas présager cela. Moi qui recherche souvent de l’originalité dans mes lectures, j’ai été servie. Je suis ressortie captivée par l’histoire de ces trois sœurs, chacune avec son caractère bien propre à elle.

L’auteure va ici nous proposer un roman très psychologique, décortiquant à l’envi les émotions de ses trois personnages féminins principaux, ainsi que leur passé afin de montrer au lecteur ce qu’il s’est passé pour qu’elles ne se supportent plus vraiment. Il faut dit que leur père ne semble pas avoir été favorable à leur union, les confrontant ainsi de manière détournée plus d’une fois.

Tout au long du récit, nous suivons le parcours de ces trois jeunes filles, leurs amours, leurs ressentiments les unes envers les autres, les liens familiaux qu’elles n’arrivent plus à renouer depuis longtemps. Pourtant, elles vont faire preuve de courage, de sincérité et de résilience. Tout cela dans une ambiance et un décor hautement anxiogène que l’auteure a su retranscrire avec beaucoup de brio.

La plume de l’auteure est somptueuse. Avec un style à la fois poétique et direct, elle réussit à disséquer les émotions de tout un chacun. Les chapitres se divisent entre les divers points de vue des trois sœurs, mais la ville sera un aussi un personnage à part entière.

Un roman puissant, servi par une plume captivante et des personnages forts. À découvrir.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Dans un monde futur submergé par les eaux, trois soeurs qui se sont perdues de vue apprennent la mort de leur père, un riche et excentrique architecte. La petite dernière hérite de la maison, tandis que les deux autres repartent avec rien. Alors que la pluie ne cesse de tomber, et que de mystérieuses sectes semblent prendre de plus en plus d'importance, on va suivre Isla, Irene et Agnes à travers leur quotidien, leurs relations chaotiques, et les souvenirs de leur enfance qui remontent, et qui s'avèrent plus inquiétants qu'autre chose.

Cérémonie d’orage est un roman singulier, à l’ambiance atmosphérique et humide. La plume de l’autrice est absolument enchanteresse, et nous guide à travers cet univers pour le moins perturbant. C’est une lecture assez lente et contemplative, qui nous emmène dans des directions parfois inattendues. Verdict : ce livre est fascinant.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Trois sœurs, face à la montée inexorable de l’eau ; mais surtout trois sœurs, face à la difficulté de faire famille, à la recherche de sens dans un monde qui semble s’enfoncer inexorablement. Et la pluie, tout le temps, partout.

320 pages remplies de l’absurdité de vivre dans une société qui fonce droit dans le mur dans l’apathie générale, c’est trop proche de nous pour être vraiment dystopique ; j’ai eu peur que ça soit trop sombre, finalement c’était plutôt réconfortant de se sentir moins seule. Julia Armfield nous parle de relations familiales compliquées, du poids qu’un père maltraitant peut faire peser jusqu’après sa mort sur les relations entre soeurs, sur fond de catastrophe climatique dans un monde capitaliste qui ne sait pas s’arrêter. L’atmosphère est humide et maladive, la ville de Londres est un personnage à part entière, on alterne entre les points de vue des trois sœurs ; tout ça rend l’écriture un peu cryptique, il faut accepter de se laisser porter par le courant.

Moi j’y ai surtout lu tout ce qu’on essaye de faire pour réinjecter du sens dans la vie même quand tout nous désespère. Parfois c’est aller au taf, parfois c’est nager, parfois c’est coucher avec sa meuf et parfois c’est s’embrouiller à mort avec ses sœurs comme si on avait tout le temps du monde pour se réconcilier. Et parfois, comme ça a été le cas pour moi, c’est ouvrir un bouquin.

P.S. : c’est une réécriture du Roi Lear de Shakespeare, mais si comme moi vous n’avez pas la moindre idée de ce qui s’y passe, ça ne perturbe pas du tout la lecture.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

C'est une autre première traduction en français, servie par une belle traduction et une couverture pour le moins chatoyante, c'est aussi un livre très féminin, depuis son écriture, ses protagonistes et leurs amours, sa traduction, sa publication en France, et en ce qui me concerne, sa lecture. Et sans oublier, sa ville, Londres, qui possède sa propre voix parmi la narration fragmentée de ce récit à quatre voix.

Une ville, et trois sœurs. Deux sœurs, et une demi-sœur, plus exactement, progénitures du même père, architecte reconnu dans sa branche : Isla et Irene, filles de Stephen Carmichaël et de leur mère et Agnes, fille dudit père et de sa mère Mary. Isla vient de recevoir la nouvelle de la mort de leur père, à charge pour elle d'en avertir ses sœurs. Très vite, on s'aperçoit que les relations entre elles sont pour le moins compliquées et distendues : elles ne s'entendent pas, elles se supportent à peine. Elles comprenaient encore moins avec ce père crains, qu'elles avaient cessé de voir depuis des années. Ce récit s'embraye sur la mort puis les effets de cette nouvelle sur les trois femmes, qui ont chacune voix au récit, en plus de la ville, comme je le disais plus haut. Ces trois femmes différentes, mais pas tant que cela, expérimentent pourtant la même sensation d'assister à la fin du monde, ce même constat que l'on se fait devant le journal de 20 h zieutant notre société essorée et éreintée de tous côtés, alors que chacune d'entre elle vit sa relation intime à un stade différent, alors qu'Isla est en passe de divorcer, Irene vit tant bien que mal avec Jude, et Agnes découvre l'amour dans les bras de Stéphanie.

C'est au croisement de la choralité de ces voix que l'on apprend à connaître chacune d'entre elle, ce père, et les relations qu'elles entretenaient avec lui : ces femmes se sont construites exactement comme ce père froid, distant, et insensible et à la violence larvée, a conçu ses bâtiments et cette maison dans laquelle elles ont toutes grandies. De l'espace, du vide, de la froideur et donc de l'isolement, des barrières infranchissables qui les séparent de cet homme - et qui inversement ont le bon goût de le séparer de ses filles - et de leur mère respective, un lieu glacial et inamical, dont chacune a à sa façon pris la fuite d'une manière définitive.

Chacune d'entre elle s'interroge - et les interrogations de chacune sont contrebalancées par celles de ses sœurs dans à chaque chapitre où les focalisations se succèdent de manière aléatoire - sur leur absence de deuil, mais surtout sur les relations défaillantes des trois sœurs, abandonnées par mère et père. C'est un long processus de construction ou de reconstruction, où il s'agit dans un premier de tout casser, remettre les compteurs à zéro, pour essayer de rebâtir quelque chose qui les lie et qui ne soit qu'à elle. D'abord, indépendamment l'une de l'autre, puis ensemble, à trois, dans une ultime scène démiurgique et assourdissante.

Si les relations entre les sœurs constituent l'ossature de ce roman, le contexte sur fond d'une Londres qui part à vau-l'eau, où tout ce qui les entoure prend l'eau, signes d'une déliquescence sociale, générale et ainsi individuelle, témoigne très finement de ces individus qui s'effondrent au sein d'un monde lui-même en train de s'écrouler : Isla est psychologue et au premier plan observer les psychés torturées de ses patients, Jude la compagne d'Irene est travailleuse sociale et en tant que telle assiste au premier plan des drames humains et Agnes assiste au suicide d'une femme, se jetant du bateau. Le tout couronné par des inondations sans fin, qui infiltrent ce monde tellement lézardé de fissures qu'il fini par prendre l'eau.

Ce beau roman décrypte parfaitement les contradictions qui étreignent notre monde actuel, des individus au bout du rouleau, un trop de tout, et tout en trop, des solutions pansements pour cacher péniblement des béances qui ne font que s'approfondir, des relations sororales construites péniblement à l'aune de relations familiales dysfonctionnelles, des amours qui s'effritent, des individus qui s'essoufflent. Trois filles qui font le deuil non pas du père qui a depuis longtemps disparu mais de son fonctionnement, individualiste et esseulé jusqu'au bout, ce même système pervers qui les a longtemps séparé, amis qu'elles finissent par comprendre qu'elles doivent passer par dessus pour conserver cet embryon de famille qu'elles forment toutes les trois. dans une ultime et grandiose scène.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Un livre qui commence par un prologue fort, et qui par la suite est très contemplatif. On se retrouve à lire environ 200 pages en attendant le point de bascule occulte annoncé au début, ce qui est très déroutant et n'incite pas à poursuivre. Il faut donc, de mon point de vue, lire ce roman dans son aspect contemplatif lié au deuil d'un père peu aimé et aux tensions familiales, qui sont ici intéressantes et bien écrites.
L'écriture, surtout vers la fin, m'a beaucoup fait pensé à des scènes de film, je serai donc curieuse de voir une adaptation.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Je suis déçue de ce roman, alors que j'avais vraiment envie d'aimer, il y avait tous les éléments parfaits à mes yeux : un côté queer, un côté horrifique, un côté quasi science-fiction... Mais ça n'a pas pris, je ne me suis pas attachée au destin de ces trois sœurs.

Nous sommes dans une époque indéterminée, mais le monde semble englouti, il ne cesse de pleuvoir, le niveau de l'eau continue de monter, rendant la vie difficile. Il faut se déplacer en bateau, l'électricité fait des siennes, tout est tout le temps humide, ça moisit, les gens sont délogés en permanence. Bref, une bonne situation apocalyptique. Dans cette ville vivent trois sœurs qui ne s'apprécient pas forcément, mais qui vont devoir se revoir au décès de leur père, un riche architecte qui a toujours été cruel avec elles.

Ce décès va provoquer un enchaînement d'évènements et d'émotions, bousculant leurs vies établies. Isla et son métier de psychologue, Irène et sa colère, Agnès et son indifférence, mais aussi sa rencontre avec Stéphanie. C'est là que le bât blesse pour moi, je n'ai pas eu d'empathie pour aucune des sœurs, je me suis relativement ennuyée en lisant leurs tourments... Seul le mystère qui entoure leurs mères (Agnes est la demi-sœur des deux autres) m'a intéressée et ce n'est que vers la fin que ça se résout, que j'ai vraiment ressenti l'aspect "horrifique".

Je suis triste de ne pas avoir aimé plus que ça, j'avais vraiment envie. C'est dommage. Par contre, je ne peux qu'admettre la beauté de sa plume, c'est très beau, c'est un très bon roman, qui n'a juste pas résonné en moi cette fois-ci.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

« Pluie perpétuelle »
Un Londres, les pieds dans l’eau, la tête dans la brume. Une cité sombrant peu à peu dans la mélancolie des jours. La pluie ne cesse de tomber. Partout, ici et ailleurs. La discontinuité d’un état où la vie se dissout dans l’immuabilité d’une réalité sombre.


La ville est un personnage à part entière. Le témoin de l’absurdité humaine, le veilleur des âmes qui se perdent et le gardien des souvenirs. La ville vrille, respire, halète au grès de ces vagues tempétueuses qui viennent du fond des entrailles. Et, dans cette ville, trois sœurs. Isla, Irene et Agnes, liées par leur unique parent, un père reconnu pour ses talents d’architecte et d’ingéniosité et haït pour être leur unique père.


Elles ont grandi dans la douce obsession de l’absolution divine, jusqu’à que leur mère décide de quitter ce monde, remplacée rapidement par la mère d’Agnes. Seule face à l’autoritarisme d’un homme manipulateur, elle se forge des mécanismes de défense. La peur, de l’abandon, la peur de l’attachement, la peur de l’amour, la peur des hommes, la peur de perdre le contrôle, la peur de ne pas se comprendre. La sororité en pâtit. Elle vacille pour ne plus être que ce fil tenu et si fragile. Les non-dits solidifient les fondations de leur propre emmurement. La mort de leur père ranime les rancœurs, les peurs, l’incompréhension. Pourtant, l’amour maladroit semble illuminer les âmes meurtries par la violence psychologique. Il se révélera dans cet ultime soubresaut avant que tout ne s’effondre.


Julia Armfield raconte la fin avec une franchise déconcertante. Comment vivre quand tout fout le camp ? Comment sourire quand la noirceur suinte partout ? Comment s’affranchir des secrets familiaux ? Comment penser à l’avenir quand vivre est de survivre ? Julia Armfiled nous confronte à nos peurs et à nos angoisses. Un récit mélancolique qui nous pousse dans nos retranchements et où la lumière s’infiltre dans ces instants fugaces. Une baignade improvisée, un baiser langoureux prometteur de plaisirs, une caresse, un sourire, un regard, un projet … Julia Armfield aime jouer avec les doutes et les contrastes rendant parfois l’atmosphère opaque où au contraire est vivifiante.


Cette pluie continuelle délave et ternit les âmes. Disparition programmée de l’essence même de l’Homme dans sa folie destructrice.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Londres mouillée, inondée. Les eaux montent sans fin, tandis qu'un père meurt. Ses 3 filles se rassemblent alors qu'elles ne s'entendent pas et la tension monte petit à petit.
Un roman distopique qui m'a laissée sur le carreau, n'ayant pas réussi à m'identifier aux personnages. Pourtant, le style est singulier et trouvera certainement des lecteurs qui y seront sensibles.

Cet avis vous a-t-il été utile ?

Les lecteurs qui ont aimé ce livre ont aussi aimé :