
Le Ciel est mon drapeau
par Vidya Narine
Ce titre a été archivé. Il est désormais indisponible sur NetGalley.
Commandez ou achetez ce livre dans votre point de vente préféré !
Envoyer des titres NetGalley directement à votre Kindle ou votre application Kindle.
1
Pour lire sur votre Kindle ou dans votre application Kindle, merci d'ajouter kindle@netgalley.com en tant qu'adresse e-mail approuvée pour recevoir des documents dans votre compte Amazon. Veuillez cliquer ici pour des instructions détaillées.
2
Ensuite, retrouvez votre adresse e-mail Kindle dans votre compte Amazon et ajoutez-la ici.
Date de parution 8 janv. 2025 | Archivage 13 janv. 2025
Vous parlez de ce livre ? N'oubliez pas d'utiliser #LeCielestmondrapeau #NetGalleyFrance ! Cliquez ici pour plus de conseils
Résumé
Bois, feu, terre, métal, eau. Dans la médecine vietnamienne, ces éléments doivent être en harmonie pour que le corps soit sain. Et si la France était un corps composé de cellules, dont les origines multiples assuraient l’équilibre ? C’est ce que Vidya Narine pense à partir du jour où le concept d’identité nationale surgit dans les discours. Avec pareille assertion, où est sa place, elle qui est née ici, mais dont la mère est arrivée d’Indochine en 1956 ? Elle qui se sent française, mais dont les racines sont restées quelque part au Viêt Nam, dans cette terre meurtrie par la colonisation ?
Révélée en 2023 grâce à Orchidéiste, Vidya Narine livre ici un texte poétique et politique. Elle part à la recherche des fantômes de sa famille, affronte la violence de l’histoire, sonde les rivières culturelles qui fatalement se sont mêlées. Orfèvre de la langue, elle peint une oeuvre d’apaisement qui nous invite à regarder un paysage hybride, pluriel. Celui de la France d’aujourd’hui.
Bois, feu, terre, métal, eau. Dans la médecine vietnamienne, ces éléments doivent être en harmonie pour que le corps soit sain. Et si la France était un corps composé de cellules, dont les origines...
Formats disponibles
FORMAT | Grand Format |
ISBN | 9782383110330 |
PRIX | 19,00 € (EUR) |
PAGES | 176 |
Vos liens
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre

L’autrice nous présente dans ce court volume, à mi-chemin entre le récit autobiographique et l’essai saupoudré d’une touche de poésie, sa quête sur les origines de sa famille maternelle venue du Viêt-Nam en 1955 ou 1956 ( la date est incertaine…). C’est la mention de l’identité nationale jusque dans l’intitulé d’un ministère sous la présidence Sarkozy qui la pousse à réfléchir et à écrire sur le sujet.
En cinq parties reprenant les éléments de la médecine vietnamienne, l’autrice nous parle de la colonisation française en Indochine, de la condition des métisses, du racisme toujours prégnant en France, de la condition particulière des personnes d’origine asiatique, du traitement des tirailleurs qui n’étaient pas que sénégalais, de l’exil et de l’intégration. Le récit, bien que bref, est dense et révèle au lecteur une somme d’informations dont il n’a pas nécessairement connaissance.
Par ailleurs, loin de l’aridité d’une écriture universitaire ou utilitaire, l’autrice utilise une écriture poétique qui devrait plaire. Voici donc un petit volume fort intéressant, à lire pour mieux comprendre les stigmates de la colonisation et de l’exil.
Je remercie vivement les éditions des Avrils et NetGalley pour cette découverte.

#LeCielestmondrapeau #NetGalleyFrance
Avant tout merci à @netgalleyfrance et aux Editions @lesavrils de m'avoir permis de lire ce livre.
J'avais beaucoup apprécié le premier livre de Vidya Narine, l'orchideiste, et je l'avais même rencontrée à Nancy lors du livre sur la place de l'an dernier.
Lorsque j'ai vu dans le catalogue de Netgalley France son second livre disponible avant la parution, j'ai foncé.
La plume de cette autrice déjà très précise dans son premier livre, s'est faite percutante pour celui-ci, logique car ce second roman est très autobiographique.
Vidya Narine nous parle d'elle de sa famille de "ses" pays, de leur implication historique, sociétale et personnelle.
Comment peut-on définir le sentiment d'appartenir à un pays, ce même pays ayant colonisé, asservi le pays de nos origines familiales.
De quel pays se sent on plus proche? de celui où nous avons vécu, ou de celui où nous n'avons jamais posé un pieds.
L'identité territoriale est un sujet fort pour de très nombreuses personnes, mais encore plus lorsque la colonisation est coupable de ce changement de pays.
Un livre fort, percutant, juste, lucide sur les travers humains, leur volonté constante d'asservissement interne ou externe, et sur les répercutions de cet asservissement sur les gens. L'histoire de la France avec le Vietnam, personnellement j'en connaissais peu de choses, ce livre m'a donné envie d'en découvrir plus et peut être un jour d'y aller.
Une phrase du livre m'a tout particulièrement touchée: " L'animal que l'on était venu civiliser à coups de bâtons, avec une brutalité à éteindre le soleil et à dessécher la mer, à mettre en pièces le ciel et les montagnes, a répondu au colon que c'est lui qui ne comprend que la violence." A elle seule elle ouvre tous les débats.

très fort. Raconter la grande histoire qui lie la France et le Vietnam à travers les parcours de ces ancêtres. Tenter de comprendre qui l'on est. Ne pas oublier, ne pas annuler. Juste exposer

Second roman de Vidya Narine, Le ciel est mon drapeau raconte l’émigration vietnamienne, complètement oubliée, qu’elle fait renaître pour que, dit-elle, les fantômes puissent être enfin apaisés.
Une ascendance vietnamienne cachée pour mieux s’intégrer à des kilomètres de distance, dans cette France, multiple et diverse, où on ne compte si peu. Pourtant, Vidya Narine décrit les mêmes procédés de rejet, d’invisibilisation que pour d’autres émigrations en y ajoutant la spécificité de sa culture. Cette nuance ouvre un champ entier, méconnu et lointain, qui rarement fut raconté. Les Annamites comprennent une vingtaine de langues et « quarante-huit millions de visages ».
Reprendre les histoires de ces deux ascendances permet à sa narratrice un je, certainement romancé, qui révise le passé du Viêt Nam ainsi que l’histoire de la colonisation française.
« C’est pourquoi je cherche à ce que les lettres et les phrases se tiennent, forment des fils incassables et tous ensemble une corde, tendue entre passé et présent. »
Le ciel est mon drapeau présente de manière innovante une culture souvent perçue comme « exotique », en explorant à la fois ses fondements et ses enjeux à travers un mélange de documentations, de récits et de réflexions.
Mais aussi, Vydia Narine dénonce l’emprise de l’État français sur cette partie du monde, le déséquilibre des forces et le nombre de morts constatés.
« Poignées de terre après poignées de terre, mot après mot, il faut réparer, inlassablement, même si l’on est en retard pour toujours, d’une humanité au moins. «
Le ciel est mon chapeau est un cri de révolte, une ode aux anciens, un poème d’une contrée oubliée mais qui coule dans les veines, un puissant pamphlet contre le colonialisme, une révolte sourde contre notre monde actuel mais une tendresse émue pour le parcours de ceux qui la constituent.
Bref un texte émouvant souvent poétique, d’une extrême sensibilité :
« Il existe un sixième élément, dont le rôle est de protéger les cinq autres, c’est l’enveloppe du cœur. Je l’ai composé des pages de ce livre, où les souvenirs exhumés reposent désormais. Le corps retrouvé se redresse, caresse les herbes et les cimes à venir, traverse le roman national qu’il amplifiait de son chant. »
Remerciements
Aux éditions Les Avrils et NetgalleyFrance

Entre Viêtnam et France, c'est le second roman d'une femme issue de la diaspora vietnamienne que je lis, après le roman de Line Papin Les os des filles, j'y retrouve ce pays d'Asie du Sud-Est, qui a fait l'objet lui aussi de la colonisation française, et dont la littérature, chez Duras, et le cinéma, avec Deneuve, n'ont pas manqué de romantiser la relation.
L'autrice est le fruit de cette relation, où la xénophobie et le sentiment suprémaciste blanc n'ont pas manqué de jouer un rôle, c'est pourtant de cette double identité dont il est question, de cet arbre dont les racines ont germé au Viêtnam, mais qui a été greffé, et qui a repris sa gemmation en France. Une femme qui porte ses revendications, celle d'être française, même si les racines là mènent ailleurs, malgré l'intolérance d'une certaine société française qui supporte de moins en moins ses bourgeons extranationaux, alors qu'elle-même est allée chercher à l'étranger ce qui lui manquait sur son propre territoire, de la main d'œuvre peu chère et corvéable, des comptoirs, du riz, poivre, caoutchouc.
Je suis tombée sous le charme de cette écriture si délicate, si pittoresque et poétique, qui s'aventure sur le champ de la végétalisation pour si justement évoquer ses racines. C'est un plaisir renouvelé de déchiffrer chaque phrase, encore davantage de les lire à voix haute, dans sa tête, et de leur laisser le temps de faire résonnance et sens, de leur laisser le temps d'éclore, de fleurir et à nous d'y cueillir pollen et sève, de se laisser porter par la musicalité de ses phrases, au son de la spiritualité vietnamienne, du bouddhisme et de l'animisme. C'est ce mélange des éléments, bois, feu, terre, eau, ce mélange, ce métissage dont elle est faite, dont elle, remonte le fil consciencieusement, cette arborescence dont elle va déterrer les racines pour étudier chaque branche et chaque rameau de sa filiation.
J'ai fait l'heureuse découverte à la fois d'une écriture qui me plaît beaucoup, d'une histoire personnelle et celle d'un peuple colonisé, par ce récit dont le côté historique ne manque pas non seulement de remettre la France, mais aussi la civilisation chrétienne, à sa place, fermement, mais toujours avec délicatesse. De cette voix soucieuse de lever le voile sur la réalité crue de la colonisation, n'en déplaise à la France, sans jamais être portée par une quelconque sorte de rancune, rancœur ou haine, et c'est remarquable. C'est peut-être bien une autre occasion de parler de la colonisation, celle de ce territoire d'Asie et de ce territoire constituant, entre autres, l'Indochine, beaucoup moins connu dans ses origines et dans ses exactions, mais tout aussi violente et désastreuse. Nous sommes toujours à louer ces terres, qui nous ont vu naître, divisée entre états, séparés par des frontières, biffée par ses fleuves, qui ne sont définies que selon le bon vouloir des mouvements de populations au fil des siècles, et des guerres impérialistes qui forcent les appropriations. Mais personne ne s'est encore adjugé un morceau de ciel, si ce n'est les armées de l'air de nos pays respectifs, ce que nous rappelle cette noble comparaison, qui abolie toute forme de frontière pour révéler son identification au monde.
Vidya Narine refait les vœux de cette union mixte qui a scellé le mariage du Viêtnam et de la France, une union aux forceps qui a laissé des béances, stigmates et cicatrices, avec et contre lesquelles les aïeules ont bien dû vivre, déplantées d'Asie puis transplanter en Europe. Et l'on écoute attentivement cette voix narrative, pour rendre histoire et justice à son Viêtnam originel, dépouillé par les colons français, pour que les jeunes pousses profitent de cette vigueur nouvelle pourvue par cet terreau français. Une voix littéraire à lire et un récit à savourer.
Les lecteurs qui ont aimé ce livre ont aussi aimé :
NetGalley France
Bien-être, Non-fiction (Adulte), Références
Guillaume Chamanadjian
Fiction (Adulte), Littérature générale, Science-Fiction & Fantasy
Bleuenn Guillou
Adolescent & YA, Fiction Historique, Science-Fiction & Fantasy